Après deux ans et demi de procédure, les premiers coups de pelleteuses ont été donnés en milieu de semaine dernière. Le Jura Bike Park devrait être opérationnel en septembre 2026, voire avant l’été.
La fondation Jura Bike Park a accueilli avec un « très grand plaisir le lancement de cette étape capitale » que représente le début des travaux. Après deux ans et demi de procédure et de négociations pour la levée des oppositions, les premiers coups de pelleteuses ont été donnés au Banné à Porrentruy en milieu de semaine dernière. Ils étaient cependant déjà temporairement à l'arrêt ce lundi matin en raison de la météo pluvieuse. Sur place, la « mise à nu » de la parcelle est cependant déjà bien visible. « Cette première étape consiste à décaper le terrain pour les zones de pumptrack et de sauts. Puis on va pré-construire des buttes qui seront les rampes de départ pour accéder aux différentes pistes », explique Arnaud Maître, président de Jura Bike Park.
Arnaud Maître : « On devrait rouler dessus en septembre 2026. »
Deux à trois semaines de travaux sont prévues cet automne avant de laisser la terre se tasser durant l’hiver pour une reprise du chantier au printemps prochain. « On devrait pouvoir rouler dessus en septembre. Peut-être même avant l’été si la météo est exceptionnelle et les entreprises de travaux disponibles », souffle Arnaud Maître.
Un paysage « plus arborisé et diversifié qu’actuellement »
Pour en arriver là, le projet devisé à 1,6 million de francs a fait l'objet d'intenses négociations avec les associations de protection de la nature. Si le chantier ne s’en trouve pas forcément complexifié, le Jura Bike Park promet d’être « vert ». « Aucun arbre ne va être coupé, au contraire on va en planter énormément. Le paysage sera beaucoup plus arborisé et diversifié qu’actuellement, il y aura aussi un sentier pédestre qui fera le tour du parc avec des aménagements propices aux insectes et petits vertébrés. On tâchera aussi de mettre en valeur la réserve de Pro Natura qui se trouve sur Fontenais », détaille le président de la fondation.
« Faire les choses le mieux possible et amener beaucoup de biodiversité. »
Le terrain devrait rester selon lui « naturel », une « bonne partie des pistes resteront en terre tandis qu’une petite partie sera asphaltée ». La construction d’un bâtiment qui sera partagé avec l’Aventure Jura Parc, situé juste à côté, fera, lui, l’objet d’une seconde phase de travaux. Il abritera notamment une buvette avec terrasse donnant sur les pistes, un espace de location de vélos et une zone pique-nique. /jpi










