Raconter l’histoire de son village d’origine et de l’anarchie à travers la vie de son grand-père. C’est l’objectif du nouveau roman de Pierre-André Marchand présenté mardi. Le 6e livre de l’auteur jurassien se nomme « Le violoneux de l’anarchie ». Il est publié aux éditions « Mon Village ».
L’ancien rédacteur du journal satirique « La Tuile » raconte l’histoire de son grand-père Auguste Marchand. Cet horloger et violoniste de Sonvilier est la « corde conductrice » du récit. Il est mis en avant comme un sympathisant anarchiste né dans le village du Jura bernois, nid de cette idéologie libertaire. « J’ai un peu vieilli mon grand-père et je l’ai fait vivre au milieu de l’anarchie. Auguste Marchand était un bon patron et un bon musicien », explique Pierre-André Marchand. Le roman retrace la vie de cet homme et l’intègre dans les événements historiques des années 1870. On retrouve cette révolte du milieu horloger contre l’État à travers le développement de la Fédération jurassienne, créée pour lutter contre les injustices, ou encore les massacres de la semaine sanglante en 1871 qui ont « révolté les Sonviliers. »
Pierre-André Marchand : « Sonvilier était le bastion de l’anarchie. »
Retracer un esprit familial
Pierre-André Marchand a, lui aussi, toujours voulu « lutter contre l’injustice ». « C’est ce que j’ai fait pendant 52 ans à La Tuile », explique le rédacteur de l’ancien journal satirique. L’auteur qui a grandi dans le village du Jura bernois explique que cet esprit libertaire se faisait encore ressentir au milieu du XXe siècle : « On ne supportait pas d’obéir à un imbécile ». Pierre-André Marchand souhaitait donc parler de « son village, son grand-père et des mouvements ouvriers ».
Une séance de vente et signature de ce nouveau roman sera organisée le 29 novembre prochain au restaurant de La Poste à Glovelier. /fwo









