Casser le paradigme de la violence éducative

La Journée internationale des droits de l’enfant se déroule ce jeudi. Et dans la région, c’est ...
Casser le paradigme de la violence éducative

La Journée internationale des droits de l’enfant se déroule ce jeudi. Et dans la région, c’est au cinéma que ça se passe. L’association JIDEAC propose une projection ouverte au public à Cinémont à 20h à Delémont du film « On vous croit », suivi d’une table-ronde en compagnie notamment de la pédiatre Myriam Caranzano-Maitre.

Myriam Caranzano-Maitre était l'invitée de « La Matinale » ce jeudi, à l'occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant Myriam Caranzano-Maitre était l'invitée de « La Matinale » ce jeudi, à l'occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant

Faire entendre la voix des enfants et provoquer un véritable changement, ce sera le thème d’une table ronde ce jeudi soir à 20h à Delémont. Juste avant, l’Association de la journée internationale des droits de l’enfant au cinéma propose la projection à Cinémont du film « On vous croit ». La doctoresse Myriam Caranzano-Maitre sera notamment de la partie et se trouvait jeudi matin dans « La Matinale ». Considérée comme pionnière de cette thématique en Suisse, la Jurassienne d’origine est aussi membre de la Société internationale pour la prévention de la maltraitance et de la négligence envers les enfants. Alors qu’elle était pédiatre, Myriam Caranzano-Maitre ne supportait pas de soigner des enfants qui avaient subi des violences : « Il y a des enfants qui sont malades ou blessés parce que quelqu’un leur a fait du mal et ça me semblait tellement injuste ». Rapidement, elle s’est dirigée vers la prévention car informer les enfants de leurs droits, tout comme les parents et les personnes qui gravitent autour d’eux, permet de limiter le recours à la violence dite « éducative ».

La Tessinoise insiste aussi les faits scientifiques. Toutes les études démontrent à quel point la gifle, la fessée et les cris sont nocifs pour les enfants. D’ailleurs le printemps dernier, le Parlement fédéral a accepté d’inscrire l’éduction non violente dans le code civil. Une petite victoire pour Myriam Caranzano-Maitre, qui avec d’autres s’est battue depuis 40 ans pour y arriver. Il faut désormais casser le paradigme d’une méthode archaïque d’éducation et surtout « aider les parents » sans les juger. /ncp

Entretien avec Myriam Caranzano-Maitre : 


 

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