ImpACT, ou comment fêter les actions contre la crise climatique

La 2e édition du défi par équipes d’économies de CO2 se termine officiellement ce soir à Delémont ...
ImpACT, ou comment fêter les actions contre la crise climatique

La 2e édition du défi par équipes d’économies de CO2 se termine officiellement ce soir à Delémont. La fête de clôture pourra notamment compter sur un concert à prix libre et ouvert à tous de la chanteuse Phanee de Pool.

Le comité de l'association ECO2Challenge qui organise le défi ImpACT, a mis sur pied ce samedi une fête de clôture de la 2e édition de l'événement. (Photo : ImpACT) Le comité de l'association ECO2Challenge qui organise le défi ImpACT, a mis sur pied ce samedi une fête de clôture de la 2e édition de l'événement. (Photo : ImpACT)

« Le défi ImpACT, c’est la volonté de pousser les gens à adopter des habitudes plus durables, mais d’une façon qui soit très positive, inspirante, sympa, collective, motivante. Parce qu’on pense que c’est très important de motiver autour des aspects de durabilité par le positif et pas seulement par la culpabilisation et les discours très négatifs, qui ne sont pas les seuls leviers pour mener à l’action. » En deux phrases, la co-fondatrice d’ImpACT Camille Ory rappelle l’essence de ce challenge collectif, dans lequel chaque équipe peut effectuer des actions simples pour économiser du CO2 dans son quotidien.

La 2e édition de ce défi, débutée le 20 septembre, prend fin officiellement samedi, avec une fête de clôture qui se tiendra au bar La Diagonale à Delémont. Au programme, cérémonie de clôture avec remise des prix à 19h et pizza party à 20h, puis, surtout, concert de la chanteuse romande Phanee de Pool. La soirée festive, dont le prix est libre, est ouverte à tous, même à ceux qui n’ont pas participé au défi. Un événement joyeux pour parler de lutte contre le réchauffement climatique, sujet souvent anxiogène, voilà qui colle donc bien à ImpACT, comme l’explique Camille Ory : « C’est important de souligner l’urgence climatique et la situation compliquée dans laquelle on est. Néanmoins, je pense que c’est aussi très important de parler de solutions. On peut réellement faire quelque chose pour atteindre un monde qui soit vraiment sympa. Et c’est important d’avoir un discours qui ne soit pas naïf, mais qui soit motivant et porteur de quelque chose de positif pour l’avenir. »

Camille Ory : « C’est hyper important d’avoir un narratif qui soit aussi positif. »

Dans les chiffres, ce sont environ 60 tonnes de CO2 économisés par un peu moins de 300 participants réunis dans 77 équipes. Les chiffres sont moins élevés que pour la 1ère édition organisée l’an passé, qui avait réuni près de 1000 participants et occasionné l’économie de 200 tonnes de CO2, des chiffres qui à l’époque étaient totalement inattendus pour Camille Ory. La co-fondatrice d’ImpACT parle ainsi d’une forme de « réajustement », et évoque aussi une exposition médiatique moindre pour expliquer cette baisse : « On a d’abord eu moins de visibilité médiatique, comme le thème de la durabilité de manière générale, qui est un sujet également moins perçu comme urgent par la population. »

Pour autant, le bilan n’est de loin pas négatif. Les économies de CO2 par participants sont même un peu plus élevées que celles de l’année passée, relate Camille Ory. Elle met aussi en avant le nombre important de participants qui disent avoir pris conscience de leurs actions très émettrices de CO2. Des participants qui ont donc choisi d’adapter quelque peu leur mode de vie, en mettant de côté les vols en avion, en privilégiant les transports publics à la voiture individuelle, et en consommant moins de viande.

A noter que le comité qui organise le défi Impact doit encore décider de la tenue d'une nouvelle édition l'année prochaine. « Tout est ouvert pour le moment », conclut Camille Ory.
/comm-tbe

Camille Ory : « Ce qui est le plus important pour nous, c’est la prise de conscience. »


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