Maîtrise des séismes grâce à la numérisation sous la loupe à Bienne

La prévention et la maîtrise des séismes grâce à la numérisation étaient au cœur de la Conférence ...
Maîtrise des séismes grâce à la numérisation sous la loupe à Bienne

La prévention et la maîtrise des séismes grâce à la numérisation étaient au cœur de la Conférence de la protection de la population 2025 qui s'est tenue à Bienne ce mardi. Le conseiller fédéral Martin Pfister était présent.

Martin Pfister, le conseiller fédéral en charge de la défense, s'est exprimé lors de la conférence ce mardi à Bienne. (Photo : Keystone / Peter Klaunzer) Martin Pfister, le conseiller fédéral en charge de la défense, s'est exprimé lors de la conférence ce mardi à Bienne. (Photo : Keystone / Peter Klaunzer)

La Conférence de la protection de la population 2025 avait lieu ce mardi à Bienne. Martin Pfister, conseiller fédéral en charge de la défense, était de la partie. Au centre des préoccupations : la prévention et la maîtrise des séismes grâce à la numérisation. La conférence a rassemblé plus de 300 participants : membres de corps de police, de sapeurs-pompiers, de services sanitaires ou techniques et de protection civile. Elle a abordé les « mégatendances » mondiales comme l’intelligence artificielle, les mégadonnées ou l’essor des drones dans une perspective de protection de la population.

Martin Pfister : « Il y a plusieurs mégatendances liées à notre sécurité. »

« Les mégatendances ne modifient pas seulement notre société, mais aussi notre manière d'identifier les risques, de les comprendre et de les gérer. Elles créent de nouvelles perspectives, mais comportent aussi de nouvelles vulnérabilités », a averti le ministre de la défense Martin Pfister, selon la version écrite de son discours.

La protection de la population reste un élément essentiel de l’architecture de sécurité et du dispositif de protection de la Suisse, d’autant que les tensions géopolitiques, les guerres et les crises complexes actuelles ébranlent la politique de sécurité, a poursuivi le Zougois.

Tremblements de terre

Cette année, le danger de tremblement de terre a été choisi comme thème central. Il s'agit d'une catastrophe qui requiert la plupart des facultés que doivent posséder les organisations de protection de la population lors d'un évènement majeur. Son potentiel de dommages s'avère particulièrement élevé, rappelle l'Office fédéral de la protection de la population (OFPP) dans un communiqué.

Les événements sismiques majeurs ne se produisent certes en Suisse que tous les 50 à 150 ans en règle générale. Mais les simulations montrent que les conséquences sont si importantes que ce risque se classe dans le top 5 pour la Suisse, a expliqué à l'agence de presse Keystone-ATS Blaise Duvernay, responsable de la Centrale de coordination pour la prévention des séismes de la Confédération.

La Suisse n'est pas encore suffisamment préparée, par exemple, à prendre en charge un très grand nombre de blessés en cas de catastrophes, ou à trouver une solution pour des dizaines ou des centaines de milliers de sans-abri.

Localiser les victimes avec des robots

Des exposés ont abordé des instruments de « big data » et d’intelligence artificielle qui peuvent permettre de détecter à l’avance un tremblement de terre et donc de donner l’alerte suffisamment tôt. Une autre « mégatendance », la robotique, peut aider à localiser des victimes et des personnes ensevelies sous des décombres, tandis que la numérisation peut contribuer à améliorer l’évaluation de l’état des bâtiments après un séisme.

Il a aussi été question de l’analyse des données anonymisées provenant d’un grand nombre de téléphones portables afin de mieux comprendre le comportement de la population touchée par une catastrophe et d’améliorer sa protection. Les exigences en matière de protection des données constituent ici un défi majeur, constate l'OFPP. /ATS-los

Blaise Duvernay : « Les mégatendances influencent la gestion du risque sismique. »


 

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