Straumann vise d’ici 2030 une croissance annuelle d’environ 10% et une hausse de sa marge opérationnelle, portée par la numérisation et le renforcement de sa production. L’entreprise prévoit également de regrouper ses activités de Corgémont sur le site de Villeret d’ici fin octobre 2026.
Le fabricant d'implants dentaires Straumann a présenté ce mardi ses objectifs financiers à l'horizon 2030, tablant notamment sur une croissance annuelle des ventes d'environ 10%, une accélération de 40 à 50 points de base de la marge opérationnelle (Ebit) à taux de changes constants et une progression des flux de trésorerie.
Pour améliorer sa rentabilité, l'entreprise veut renforcer la fabrication d'implants dentaires en Chine, réaliser des gains d'efficacité dans la production et développer les partenariats dans l'orthodontie, a-t-elle énuméré dans un communiqué.
Selon le groupe bâlois, le secteur des soins dentaires devient de plus en plus numérique, permettant de réduire la complexité, d'améliorer le résultat des traitements et de gagner du temps. Raison pour laquelle, il a développé ses produits numériques, a expliqué Straumann lors de sa journée dédiée aux investisseurs.
L'activité avec les implants reste le coeur de métier de la société, qui détient 35% de part de marché au niveau mondial dans ce secteur. Elle estime pouvoir encore largement croître dans un domaine comptant environ 220 millions de patients en mesure de financer ces soins, alors que seuls 16 millions de personnes se font traiter chaque année.
Straumann veut également croître dans le domaine de l'orthodontie, un marché représentant au niveau mondial quelque 4,7 milliards de francs et une croissance de quelque 10%. Le segment des prothèses dentaires représente quant à lui un marché de 6 milliards au niveau global et se trouve être « largement manuel et fragmenté », offrant « un important potentiel de numérisation ».
Sur les neuf premiers mois de 2025, Straumann avait enregistré une progression dans toutes les régions avec un chiffre d'affaires en hausse de 9,6% sur un an à 1,9 milliard de franc.
Pour l'ensemble de l'année, la direction avait confirmé ses prévisions fin octobre, malgré l'impact des droits de douane américains. L'entreprise vise une croissance organique du chiffre d'affaires de 7 à 9%. Elle continue de viser une marge, à taux de change constants, supérieure de 30 à 60 points de base à celle de 2024, qui s'élevait à 26,7%. /ATS-tbu









