Dans sa réponse à une question écrite de Fabrice Macquat (PS), le Gouvernement jurassien chiffre le recours aux RHT pour faire face à la crise des droits de douane, et juge que cet outil empêche des licenciements.
Des précisions sur les conséquences des droits de douane américains dans l’économie jurassienne. Le député Fabrice Macquat (PS) avait déposé une question écrite à ce sujet en septembre, alors que ces taxes douanières étaient encore fixées à 39%. Elles ont entretemps été revues à la baisse, à 15%. Mais la réponse du Gouvernement jurassien donne des informations sur la manière dont cette crise se répercute dans le tissu économique local.
Fabrice Macquat s’interrogeait, entre autres, sur les demandes de réduction de l’horaire de travail. Selon le Gouvernement, dont la réponse est datée du 11 novembre, 115 entreprises étaient au bénéfice d’une autorisation à fin septembre, pour 4'263 employés, tandis que 21 demandes avaient été refusées. L’exécutif précise que le nombre de personnes qui bénéficient réellement de RHT n’est connu que 3 mois après le dépôt des préavis, à cause du délai de transmission des décomptes. Les entreprises concernées travaillent presque toutes de manière directe ou indirecte pour les secteurs de l’horlogerie ou de la machine-outil.
Nombre de licenciements inconnu
Quant aux licenciements consécutifs à la crise des droits de douane, difficile de les chiffrer. Le Gouvernement jurassien a connaissance de deux licenciements collectifs, pour deux fois 9 personnes, entre début août – moment de l’annonce de droits de douane à 39% – et fin octobre 2025. Mais les entreprises ne sont tenues d’annoncer les licenciements si leur nombre dépasse 5. Cependant, l’exécutif estime que l’évolution du taux de chômage montre que les RHT jouent pleinement leur rôle en empêchant des licenciements. /lad








