Nez Rouge est passé de service secret à opération incontournable

L’édition 2025 démarre ce vendredi dans la région. Elle a été lancée timidement dans le Jura ...
Nez Rouge est passé de service secret à opération incontournable

L’édition 2025 démarre ce vendredi dans la région. Elle a été lancée timidement dans le Jura en 1990 et n’a cessé de s’étendre en Suisse. Témoignage d’Ilona Rubner, bénévole des premières heures.

Ilona Rubner a intégré Nez Rouge suite à la perte d’amis dans des accidents de la route. Pour sa 35e année de bénévolat, elle sera responsable des soirées aux Franches-Montagnes. Ilona Rubner a intégré Nez Rouge suite à la perte d’amis dans des accidents de la route. Pour sa 35e année de bénévolat, elle sera responsable des soirées aux Franches-Montagnes.

Nez Rouge en a parcouru du chemin en 35 ans. Plus de 10 millions de kilomètres à vrai dire depuis sa toute première édition en 1990. A cette époque, le Jura introduit en Suisse un concept venu du Québec, à savoir ramener les gens chez eux pendant la période des fêtes de fin d’année. Ilona Rubner est bénévole depuis le lancement de l’action et elle a connu les débuts poussifs dans la région. « La première année aux Franches-Montagnes on a fait deux courses », se rappelle la Franc-Montagnarde qui a aussi été membre du comité de l’antenne jurassienne et en charge du secteur taignon. Depuis, Nez Rouge s’est démocratisé avec 1'655 personnes raccompagnées l’an dernier dans le Jura et plus de 17'000 dans toute la Suisse. L’opération, organisée nationalement en 21 sections, a même profité à 545'210 individus ces trois dernières décennies. L’édition 2025 s’ouvre ce vendredi et se déroulera jusqu’au 31 décembre.

Ilona Rubner  : « Au départ, ça n’était pas gagné d’avance. »

Le concept a notamment bénéficié d’un changement de perception de la population. « Au début, il ne fallait surtout pas que ça se sache. C’était secret. On allait chercher les gens très discrètement », témoigne Ilona Rubner qui remarque que la nouvelle génération de conducteurs est bien plus ouverte à faire appel à Nez Rouge.

Savoir répondre à la demande et trouver des bénévoles

L’opération a donc évolué et cela a conduit vers de nouveaux défis à relever. La demande s’accentue et se concentre sur certaines soirées. « A nouvel an, c’est arrivé qu’on demande d’attendre deux heures parce qu’on n’a pas assez de monde pour aller plus vite », relève Ilona Rubner. Ce qui amène à un autre challenge d’envergure  : le bénévolat. L’an dernier, Nez Rouge a pu compter sur 7'388 bénévoles, dont 575 uniquement dans le Jura. Mais la manière dont la population s’engage s’est modifiée ces dernières années. « Les gens n’ont plus envie de s'y prendre à l’avance. Ils viennent très volontiers mais ils vous téléphonent le vendredi matin pour savoir si on a besoin de monde le soir-même (…) pour l’organisation c’est beaucoup plus difficile », explique la Taignonne qui, après 35 ans de bons et loyaux services, voit Nez Rouge comme « une grande famille » qui permet de partager des instants avec des gens « qu’on n’aurait jamais rencontrés autrement ». /nmy


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