Dermatose nodulaire : les agriculteurs de France voisine prévoient des actions coup de poing

En colère contre la gestion de l’État français de l’épizootie de dermatose nodulaire, la coordination ...
Dermatose nodulaire : les agriculteurs de France voisine prévoient des actions coup de poing

En colère contre la gestion de l’État français de l’épizootie de dermatose nodulaire, la coordination rurale du Doubs et Territoire de Belfort demande une vaccination élargie des troupeaux et annonce des manifestations d’ici la fin de semaine.

Des agriculteurs du Doubs et du Territoire de Belfort prévoient de manifester cette semaine. (Photo d'illustration : AP Photo/Nicolas Mollo) Des agriculteurs du Doubs et du Territoire de Belfort prévoient de manifester cette semaine. (Photo d'illustration : AP Photo/Nicolas Mollo)

Des agriculteurs du Nord Franche-Comté en France voisine prévoient de manifester leur colère contre la gestion de l'État de la crise de dermatose nodulaire. La coordination rurale pour le Doubs et le Territoire de Belfort demande une politique de vaccination élargie et a annoncé ce mardi chez nos confrères d’Ici Belfort-Montbéliard des actions coup de poing telles des opérations escargots ou des rassemblements devant les préfectures pour cette fin de semaine.


Demande de « vaccination élargie » et « d’abattage sélectif »

Malgré une campagne de vaccination élargie annoncée par la ministre de l’agriculture, la Franc-Comtoise Annie Genevard, la vaccination s’étend pour l'heure autour des zones de crise et l'abattage généralisé des troupeaux touchés reste la norme. Les agriculteurs de France voisine demandent une vaccination préventive généralisée pour éviter justement d'abattre des troupeaux entiers. « Les gens sont inquiets, on le sent sur le terrain. Une vaccination plus large est nécessaire. Les experts européens de l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) affirment que si une vaccination est méticuleusement appliquée, un abattage partiel est tout aussi efficace pour éradiquer la maladie. Donc si on veut éviter d’abattre des troupeaux entiers, il va falloir passer par une vaccination plus large », demande Nicolas Bongay, président de la Coordination rurale pour le Doubs et le Territoire de Belfort.

Nicolas Bongay : « Pour éviter d’abattre des troupeaux entiers, il va falloir passer par une vaccination plus large. »

Selon lui, la crainte des éleveurs de voir leur troupeau disparaitre provoquerait même une crise de confiance avec les services de l’État. « La peur est telle qu’ils ne font plus confiance au vétérinaire ou à l’administration. Ils auront tendance à cacher les choses pour éviter de perdre la totalité de leur troupeau. Donc c’est très dangereux, il faut vraiment évoluer vers un abattage sélectif pour que les gens puissent déclarer leurs cas ou suspicions en toute confiance », explique Nicolas Bongay. Les manifestations des agriculteurs pourraient intervenir dès ces prochains jours, Nicolas Bongay évoquant « une volonté du terrain de faire quelque chose avant la fin de semaine ». /jpi


 

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