Maux de tête, problèmes de mémoire ou d’équilibre, irritabilité, sensation d’être dans le brouillard. Ce sont quelques-uns des symptômes de la commotion cérébrale. Mercredi, une centaine de personnes - jeunes et issues du milieu du hockey sur glace pour la plupart - étaient réunies pour une conférence sur le sujet. Il était question de prévention, de prise en charge ou de risques à plus long terme grâce à Joëlle Renaud, physiothérapeute spécialisée dans les commotions : « C’est quelque chose à prendre au sérieux qui nécessite un protocole avant de reprendre la compétition. » Elle a rappelé que jouer avec une commotion augmente le risque d’autres blessures, sans parler des séquelles à plus long terme. « On sait qu’une commotion mal soignée peut déboucher sur des symptômes persistants qui peuvent avoir des conséquences sur la vie de tous les jours. »
Joëlle Renaud : « Ce n’est pas toujours simple de savoir qu’il s’agit d’une commotion. »
Le HC Tramelan qui organisait la soirée avait invité un hockeyeur pour témoigner. Gaëtan Haas, capitaine du HC Bienne éloigné des patinoires durant 11 mois en raison d’une commotion : « Ce genre d’épreuve m’a énormément changé, mais en bien. Pour finir, je suis content d’en être ressorti grandi. » L’international suisse a qualifié la commotion de « merde de notre sport ». Il n’a pas caché que la soirée lui avait rappelé une période difficile.
Gaëtan Haas : « La santé passe avant le hockey. »
Un peu tabou
Le sujet des commotions n’est pas un sujet de discussion habituel. Autre interlocuteur hier à Tramelan, Tristan Vauclair, responsable de la formation au HC Ajoie Academy, estime qu’il faut en parler auprès des jeunes sportifs : « C’est une thématique super importante pour les mouvements juniors. C’est parfois un peu tabou. Tant que ça ne nous arrive pas, on met un peu ça de côté. » L’ancien attaquant estime qu’il est possible de préparer les jeunes hockeyeurs à prévenir ce type de blessure : « Il y a un gros travail pour apprendre aux jeunes à aller au contact, à scanner le jeu pour éviter d’avoir une position vulnérable. »
Tristan Vauclair : « Avec Joëlle, on a une intervenante pour bien faire toutes les étapes de guérison. »
La soirée s’est terminée avec un autre thème problématique dans le sport, la consommation de snus. /rce









