Nathalie Barthoulot, Martial Courtet et David Eray ont été honorés par leurs pairs et le Parlement ce mercredi matin à l’occasion de la dernière séance du législatif dans son ancienne composition.
Ce mercredi marque la passation de pouvoir dans la politique jurassienne. Les nouveaux députés jurassiens prêtent serment en soirée en l'église St-Marcel à Delémont alors que le Parlement jurassien, dans son ancienne composition, a tenu dans la matinée sa dernière séance. Après avoir voté les derniers dossiers de la législature, l’hémicycle a pris le temps de rendre hommage aux ministres sortants. Nathalie Barthoulot, Martial Courtet et David Eray ont reçu la reconnaissance appuyée de leurs collègues et députés.
Les larmes de Rosalie Beuret Siess et Katia Lehmann
Rosalie Beuret Siess, présidente du Gouvernement 2026 et amie de Nathalie Barthoulot, tout comme la cheffe du groupe socialiste Katia Lehmann ont peiné à retenir leurs larmes dans leurs discours. « Je suis très émue par rapport à tout ce qui a été dit, émue aussi par le chemin parcouru ces 10 dernières années, je pars avec une certaine sérénité et le sentiment du devoir accompli », confie Nathalie Barthoulot qui, en tant que présidente de la Délégation aux affaires jurassiennes, restera marquée par la réussite d'un dossier majeur. « Moutier ! Sans grande surprise. Ce dossier a été bien mené, nous sommes prêts à accueillir cette commune et c’était un objectif de cette législature. »
Nathalie Barthoulot : « J'avais à coeur de défendre celles et ceux qui sont dans la difficulté. »
Les trois ministres ont eu droit à un portrait élogieux dressé par leur chef de groupe. Pour Martial Courtet, désormais indépendant, c'est le député Raoul Jaeggi (PVL) qui a pris la parole sans cacher les difficultés et la fin de mandat mouvementée du ministre de la Formation, de la culture et des sports.
« La vie politique ne se résume pas à quelques semaines »
Il a loué son action et ses avancées au cours des dix dernières années, tout comme l'ont fait le président du Parlement et la future présidente du Gouvernement en évoquant un « ministre profondément engagé, proche des gens et de sortie lors de chaque manifestation ». Des mots qui ont touché Martial Courtet, non réélu cet automne. « Dans un monde où tout va de plus en plus vite, on oublie parfois ces parcours. Un regret ? C’est évidemment cette année, pour des raisons complexes tout s’est emballé. Ce que je regrette, c’est ce côté très instantané de la vie médiatique et politique. On s’est donné pendant 10 ans, sans tout faire juste, mais on va quelque part ne retenir que les dernières semaines de polémiques. Mais c’était intéressant d’entendre aujourd’hui que la vie politique ne se résume pas à quelques semaines », a relevé Martial Courtet.
Martial Courtet : « Je retiens l'engagement pour cette jeunesse et d'être à l'écoute. »
Comme ses collègues sortants, David Eray a reçu des applaudissements nourris du Parlement. Le ministre de l’Environnement s'est distingué dans son discours de fin de législature en s'adressant au futur Gouvernement, estimant que le Canton du Jura peut encore faire bien mieux que son rayonnement et sa reconnaissance actuelle.
« Travailler l'image du canton mieux qu'on ne l'a fait »
« On doit mieux travailler sur le rayonnement et l’image du canton que ce que l’on a fait. En discutant, on se rend compte que les gens ne voient pas tout le potentiel positif qu’il y a dans le canton. On doit avoir une image meilleure pour une démographie avec une meilleure croissance, sachant que cela a un impact financier sur la péréquation fédérale. » David Eray travaillera à partir de février chez Swissgrid, mais compte avant « passer un mois sur les pistes de ski de fond des Franches-Montagnes, j’espère que le bon Dieu nous envoie un peu de neige ! ». Nathalie Barthoulot et Martial Courtet ont, eux, confié être en réflexion et discussion pour leur avenir. /alr-jpi









