En réponse à une interpellation de la députée Anne-Caroline Graber (UDC), le Conseil-exécutif bernois informe qu'aucune plainte n'est en cours dans l'affaire de la rave party illégale à Malleray.
Pas de plainte en vue à la suite de la rave party illégale organisée en juin dernier à Malleray. C'est ce qu'indique le Conseil-exécutif bernois en réponse à une interpellation de la députée Anne-Caroline Graber (UDC). Cette dernière se demandait quelles suites allaient advenir après cette occupation illégale et surtout après les affrontements avec la police.
Pour rappel, près de 2000 personnes avaient alors occupé un terrain sur les hauteurs de la commune, après une tentative d’installation à Soulce. L’intervention policière avait dégénéré, faisant deux blessées parmi les forces de l’ordre.
Lors de l’intervention, les policiers ont été pris à partie à l’aide de barres de fer, de jets de bouteilles et de gaz irritants. En infériorité numérique et faute de moyens adaptés, la police a dû se retirer.
Pour Anne-Caroline Graber, ces faits constituent une atteinte à l’État de droit. Elle s’interroge notamment sur la possibilité de déposer plainte lorsque des policiers sont blessés en service. Dans sa réponse, le Conseil-exécutif rappelle que la procédure dépend de la qualification pénale des faits : les infractions de moindre gravité sont poursuivies uniquement sur plainte des personnes lésées, tandis que les infractions plus graves, comme les lésions corporelles graves ou les émeutes, sont poursuivies d’office.
Le cas de Malleray reste toutefois incertain. Aucune plainte n’a, à ce stade, été rendue publique et le canton n’indique pas s’il envisage d’en déposer une, évoquant des investigations toujours en cours. Pour la députée UDC, cette situation révèle un problème plus large : elle appelle à un renforcement des moyens de la police lors de manifestations illégales et plaide pour des plaintes déposées d’office en cas d’atteinte corporelle contre des agents. /jse









