De classes éparpillées à regroupées
L’enseignant taignon à la retraite s’est intéressé à l’évolution des écoles dans le district depuis l’entrée en souveraineté du Canton du Jura en 1979. A cette époque, le paysage des établissements primaires était « complètement disparate. On avait des classes uniques dans tout plein d’endroits », relève l’auteur du document. Mais une année plus tard, des fermetures de classes interviennent pour réaliser des économies mais aussi pour entreprendre « un changement plutôt pédagogique afin d’avoir des effectifs de classes assez conséquents pour permettre une vraie offre pédagogique », explique le Taignon qui souligne que certains établissements, comme à Montfavergier, comptaient à peine cinq élèves.
Atténuer l’esprit de clocher
Ces regroupements sont contestés par la population, les syndicats d’enseignants et les communes. Mais ils aboutissent et provoquent même, selon Jean-Marie Miserez, l’atténuation de l’esprit de clocher qui règne dans les villages. « Les gens se sont rendu compte que quand on touchait à quelque chose d’aussi identitaire, on pouvait se parler et arriver à des solutions », relève-t-il. L’effet a été encore plus important lorsque les trois écoles secondaires, aussi traitées dans le document, sont devenues accessibles au plus grand nombre. « Tous les élèves se retrouvaient dans un des trois lieux et il y a eu beaucoup d’échanges ».
D’autres évolutions à l’avenir ?
Le rapport propose encore un état des lieux actuel de la formation post-scolaire dans le district qui se situe à mi-chemin entre les écoles du Jura, du Jura bernois et de La Chaux-de-Fonds. Si la majorité des jeunes reste dans son canton d’origine, la minorité qui traverse la frontière va « essentiellement rester dans les réseaux constitués entre 16 et 20 ans ». Jean-Marie Miserez ne s’arrête pas dans son travail sur l’avenir des écoles taignonnes mais il estime qu’au niveau primaire « les structures sont relativement stables » alors que « des réflexions » sont à mener pour le secondaire. /nmy









