Les lignes ont largement bougé dans les écoles aux Franches-Montagnes

Dans un rapport récemment terminé, Jean-Marie Miserez expose l’évolution du paysage scolaire ...
Les lignes ont largement bougé dans les écoles aux Franches-Montagnes

Dans un rapport récemment terminé, Jean-Marie Miserez expose l’évolution du paysage scolaire taignon au cours des quatre dernières décennies.

L’école de Montfavergier, fermée en 1984, était un cas spécial car il s’agissait d’une école communale et non d’une classe unique. L’école de Montfavergier, fermée en 1984, était un cas spécial car il s’agissait d’une école communale et non d’une classe unique.

Le paysage scolaire a connu des changements marquants dans les Franches-Montagnes. La thématique fait l’objet d’un rapport récemment bouclé par Jean-Marie Miserez pour le compte de l’Association pour la valorisation du patrimoine des Franches-Montagnes. Il a mis à jour les parties éducation et formation d’un ouvrage édité en 1984 à l’occasion des 600 ans de la Charte de franchises des Franches-Montagnes du Prince-évêque Imier de Ramstein. Son travail est disponible auprès de la Bibliothèque cantonale et des archives des communes du district.

De classes éparpillées à regroupées

L’enseignant taignon à la retraite s’est intéressé à l’évolution des écoles dans le district depuis l’entrée en souveraineté du Canton du Jura en 1979. A cette époque, le paysage des établissements primaires était « complètement disparate. On avait des classes uniques dans tout plein d’endroits », relève l’auteur du document. Mais une année plus tard, des fermetures de classes interviennent pour réaliser des économies mais aussi pour entreprendre « un changement plutôt pédagogique afin d’avoir des effectifs de classes assez conséquents pour permettre une vraie offre pédagogique », explique le Taignon qui souligne que certains établissements, comme à Montfavergier, comptaient à peine cinq élèves.


Atténuer l’esprit de clocher

Ces regroupements sont contestés par la population, les syndicats d’enseignants et les communes. Mais ils aboutissent et provoquent même, selon Jean-Marie Miserez, l’atténuation de l’esprit de clocher qui règne dans les villages. « Les gens se sont rendu compte que quand on touchait à quelque chose d’aussi identitaire, on pouvait se parler et arriver à des solutions », relève-t-il. L’effet a été encore plus important lorsque les trois écoles secondaires, aussi traitées dans le document, sont devenues accessibles au plus grand nombre. « Tous les élèves se retrouvaient dans un des trois lieux et il y a eu beaucoup d’échanges ».


D’autres évolutions à l’avenir ?

Le rapport propose encore un état des lieux actuel de la formation post-scolaire dans le district qui se situe à mi-chemin entre les écoles du Jura, du Jura bernois et de La Chaux-de-Fonds. Si la majorité des jeunes reste dans son canton d’origine, la minorité qui traverse la frontière va « essentiellement rester dans les réseaux constitués entre 16 et 20 ans ». Jean-Marie Miserez ne s’arrête pas dans son travail sur l’avenir des écoles taignonnes mais il estime qu’au niveau primaire « les structures sont relativement stables » alors que « des réflexions » sont à mener pour le secondaire. /nmy

Jean-Marie Miserez détaille le contenu de son rapport  :


 

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