Jérémy Page a assuré la protection du pape pendant trois ans. Il a servi dans la Garde suisse jusqu'au 30 septembre dernier. Au moment de revenir sur son expérience, il explique que rejoindre les rangs de la Garde suisse pontificale était un choix logique : « Ça a toujours été une idée, depuis petit. Mon père lui-même avait fait la Garde pontificale dans les années 90, sous Jean-Paul II. C'est finalement une petite graine qui a fini par germer ». L'Imérien de 24 ans avait signé un contrat de 26 mois au départ. Il a décidé de prolonger cette aventure d'un an en 2024. « L'année 2025, c'est une année un peu spéciale, étant donné que c'est une année sainte : une année jubilaire », explique-t-il. Une année jubilaire est une célébration qui a lieu tous les 25 ans, destinée à raviver la foi des fidèles et à encourager les œuvres de charité. Cela lui a permis de suivre le Pape dans diverses activités, mais également de faire face à davantage de touristes et de pèlerins. Ce choix lui a aussi permis de connaître un conclave, un événement extrêmement rare pour un garde pontifical.
En terminant son service de trois ans, Jérémy Page s'est lancé un ultime défi pour clore son aventure : rentrer à pied. Il a ainsi relié Rome à St-Imier en 32 jours. « C'est une tradition qui a commencé au début des années 2000, si je ne me trompe pas », détaille-t-il. Il s'agit de rendre hommage aux premiers gardes suisses descendus à Rome en 1506. « Les gardes ont décidé de faire le chemin en sens inverse, pour honorer nos ancêtres qui étaient descendus à Rome », ajoute l'ancien garde. C'est aussi une manière de digérer ces années passées à servir au Vatican. « Ça m'a aidé à passer d'une vie à l'autre. Cette petite période de transition entre les deux, elle ne m'a pas fait de mal », complète-t-il. Il a effectué ce retour sur la Via Francigena, une voie de pèlerinage.
La Via Francigena est la voie de pèlerinage qui relie Rome à la ville anglaise de Canterbury. /tbu









