L’agroforesterie sous l’œil d’un étudiant en géographie à l’Université de Neuchâtel. Dans son mémoire de master, Tomansi Rickli s’est intéressé à cette pratique qui consiste à intégrer arbres et haies sur les terres cultivables. Le jeune Biennois s’est penché sur la perception et les représentations de l’arbre auprès d’une quinzaine d’agriculteurs du Jura et du Jura bernois. L’agroforesterie - qui fait office de système alternatif - est une pratique ancienne qui avait disparu avec la mécanisation de l’agriculture. De nombreux arbres ont été arrachés pour faciliter le passage des machines et rationaliser le travail.
Aujourd’hui, certains agriculteurs plantent des arbres pour lutter contre le changement climatique. Tomansi Rickli explique aussi cet intérêt par une volonté d’être plus indépendant : « C’est difficile de tirer des conclusions générales, mais certains exploitants aimeraient faire différemment, atteindre une certaine autonomie, acheter moins de fourrage. » Au niveau de la biodiversité, les arbres sont intéressants pour les oiseaux. Ils stockent du carbone et enrichissent les sols. Le choix des arbres à planter est important. « Il faut déjà sélectionner des espèces qui ne souffriront pas du réchauffement climatique dans 10 ou 20 ans », comme Tomansi Rickli a pu le constater en rencontrant les personnes concernées. /rce








