La sélection nationale des étalons franches-montagnes est marquée par une évolution importante sur le plan génétique. La manifestation se tient ce samedi à Glovelier. Cette année, 46 candidats vont défiler devant le jury, un nombre similaire aux années précédentes. Élément positif, toutes les lignées paternelles encore existantes sont représentées. Deux maladies héréditaires, dont celle découverte l’an dernier, ne sont désormais plus éliminatoires. « Elles sont récessives. C’est-à-dire que les deux parents doivent être porteurs du gène défectueux pour que le poulain ait un risque d’être atteint par ces maladies. En réalité, nous pouvons empêcher les accouplements qui risqueraient de donner naissance à un poulain malade », explique la gérante de la Fédération suisse du franches-montagnes (FSFM), Pauline Queloz. L’objectif est de ne pas aller à l’encontre de la diversité génétique.
Pauline Queloz : « Il s’agit de faire des accouplements raisonnés et scientifiquement fondés. »
Des adaptations ont également été mises en place concernant la gestion des taches blanches. « Auparavant, un contrôle visuel était effectué. Une commission regardait si elles n’étaient pas trop étendues. Le système est désormais plus objectif. On se base sur les valeurs d’élevage, soit une estimation du potentiel génétique qu’un animal peut transmettre à son descendant », souligne Pauline Queloz.
La sélection nationale a pour but de choisir les étalons qui participeront au test en station à Avenches dès le 19 janvier. Durant 40 jours, les chevaux retenus seront entrainés et évalués à l’équitation et à l’attelage. La grande finale de l’approbation est, de son côté, prévue le 28 février.
La journée de samedi peut être suivie en vidéo sur le site de la FSFM. /alr









