Clap de fin pour le Centre espagnol de Porrentruy

Le Centre espagnol de Porrentruy sera dissout dans le courant de l’année. L’assemblée générale ...
Clap de fin pour le Centre espagnol de Porrentruy

Le Centre espagnol de Porrentruy sera dissout dans le courant de l’année. L’assemblée générale a décidé dernièrement de cesser toute activité, alors que l’association devait fêter ses 60 ans cette année.

Le comité doit se résoudre à dissoudre l'association. De gauche à droite : Eduardo Morillo, Antonio Dominguez, Luis Suarez et Hélène Grüss. (photo d'archives). Le comité doit se résoudre à dissoudre l'association. De gauche à droite : Eduardo Morillo, Antonio Dominguez, Luis Suarez et Hélène Grüss. (photo d'archives).

C’est une page qui se tourne pour la communauté espagnole. L’assemblée générale du Centre espagnol de Porrentruy a décidé dernièrement de dissoudre l’association, qui devait fêter ses 60 ans cette année. Au printemps dernier, le comité alertait les médias quant aux difficultés de trouver un gérant pour son bar associatif, qui devait proposer une cuisine du pays. La quête a été vaine et le restaurant a fermé ses portes dans la foulée.

Cette fermeture a marqué le coup de grâce de cette association en perte de vitesse, qui comptait autant de sympathisants que de ressortissants espagnols. « Au moment où il n’y avait plus de restaurant, l’attractivité n’était plus la même du tout », explique son secrétaire Antonio Dominguez. Le comité espérait pourtant maintenir l’association en l’axant davantage sur la promotion de la culture ibérique. Mais les membres se sont montrés plus négatifs quant à l’avenir de Centre espagnol de Porrentruy. L’Ajoulot explique que l’association servait au départ de moyen d’intégration des nouveaux arrivants. « Un but qui n’est plus d’actualité ». Ainsi la quatrième génération d’Espagnols ne fréquentait plus les lieux.


Un 60e anniversaire qui ne sera pas fêté

Le comité avait pour objectif de maintenir l’association pour au moins fêter les 60 ans de sa fondation. Là aussi, l’assemblée générale a mis un halte-là en évoquant l’implication demandée aux membres pour au final « mettre la clé sous le paillasson » quelques mois plus tard. Le Centre espagnol de Porrentruy était le dernier encore actif dans le Jura. Antonio Dominguez constate que le déclin de ce genre d’associations se remarque partout en Suisse. Reste encore l’ATESS, l’association des travailleurs espagnols, qui offre un lieu de rencontre à Delémont.

Antonio Dominguez : « De la déception, oui, de la mélancolie encore plus. »

Une page se tourne

Au moment de dissoudre l’association, Antonio Dominguez ressent un peu de déception et beaucoup de mélancolie : « c’est toute ma jeunesse ». Âgé de 60 ans, comme le Centre espagnol de Porrentruy, il porte « un regard reconnaissant et ému » sur les fondateurs de l’association. « J’ai une pensée toute particulière pour notre président d’honneur José Baldomir, qui nous a quittés il y a trois ans maintenant, parce qu’il a tout fait pour maintenir le cap. Et aujourd’hui on devrait presque s’excuser vis-à-vis de gens comme lui parce qu’on n’a pas su suivre le sillage qu’il a tracé. Mais c’est avec beaucoup de déception qu’on doit prendre certaines décisions ». /ncp


 

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