Police, pompiers, ambulance, armée : Tramelan a vécu une scène pour le moins particulière mercredi après-midi. En cause : deux munitions retrouvées par les propriétaires d’une maison en chantier, dans une pièce encombrée. Le cas a pu être réglé, et la zone sécurisée rapidement par le commandement DEMUNEX de l’armée, spécialisé dans le déminage, qui gère aussi la Centrale nationale d’annonce des « ratés », ces munitions potentiellement dangereuses qui ont été tirées, mais qui n’ont pas – ou pas entièrement – explosé. « Ce n’est pas notre business quotidien, mais ces cas ne sont pas exceptionnels pour autant », explique le Neuchâtelois Ekim Saraçlar, responsable des opérations. Il précise qu’un obus d’artillerie a été découvert à Tramelan, datant probablement de la Première Guerre mondiale, ainsi qu’un débris de munition.
Ekim Saraçlar: « Tout commence par une annonce »
Il peut arriver à n’importe qui de tomber sur un « raté » ou sur une munition oubliée. Un héritage d’un grand-père, une relique entreposée dans la cave d’une vieille maison. Certains sont aussi tombés sur des obus en pleine nature, dans un ruisseau, dans la forêt. Dans ce genre de situation, la marche à suivre est claire : ne pas toucher, marquer l’endroit, et signaler le cas à la police ou directement à l’armée via une application dédiée.
Et qui paye l’addition en cas d’intervention ? « Notre intérêt est d’éliminer cette menace liée à la munition. Dans ce contexte, l’intervention est prise en charge par l’armée, tout simplement pour ne pas dissuader les citoyens de nous signaler les objets », conclut Ekim Saraçlar. /oza










