L'ONU a décrété l'année 2026 comme étant l'année internationale des agricultrices. L’organisation des nations unies met en lumière le rôle central que jouent les femmes. Une jeune apprentie de la région parle de son expérience
Dans la ferme détenue par Lise Rais au Bémont, trente hectares de terres cultivables entourent une exploitation abritant trente chevaux Franches-Montagnes et des vaches laitières.
Staecy Abplanalp, quinze ans, originaire de Cormoret, y effectue sa 1re année d’apprentissage. Dans sa classe à l’école de la Fondation rurale interjurassienne, six filles suivent la formation parmi vingt-huit apprentis. «En faisant ce métier j’ai voulu montrer que ce n'est pas parce qu’on est une femme qu’on ne peut pas être agricultrice», explique-t-elle.
Dans un milieu longtemps marqué par une vision traditionnelle du rôle des femmes, celles-ci occupent aujourd’hui davantage de postes à responsabilité. Selon le journal Agri, près de 8% des exploitations agricoles suisses sont désormais gérées par des femmes. La mécanisation et l’automatisation ont réduit l’importance de la force physique, même si le maniement de certains engins reste un défi pour la jeune apprentie.
L’Organisation des Nations Unies a proclamé deux mille vingt-six Année internationale des agricultrices afin de valoriser le travail des femmes dans l’agriculture. Dans ce cadre, l’Union suisse des paysans et l’hebdomadaire Agri entendent renforcer la visibilité et l’engagement des femmes dans le secteur./jse









