La Banque cantonale du Jura a bouclé 2025 sur un bénéfice net de 12,3 millions de francs ce qui représente un repli de 8,9%. La BCJ a présenté ce mardi les résultats d’une année qu’elle juge « réjouissante », même si le conseil d'administration proposera à ses actionnaires un dividende total en repli dans les mêmes proportions à 6,15 millions de francs, contre 6,75 millions précédemment. Les exercices 2023 et 2024 étaient si exceptionnels que 2025 est le troisième meilleur résultat de l’histoire de la banque. « Pour nous, c’est une très bonne année dans un contexte compliqué avec une morosité économique, une ambiance délétère et les taux directeurs de la BNS qui sont tombés à 0% en juin », déplore le directeur Bertrand Valley. Le total du bilan est en progression de 3,1% pour atteindre 4,52 milliards de francs, soutenu par la croissance des créances hypothécaires. « La clientèle privée est une grande satisfaction pour nous avec une sensible augmentation de 166,1 millions pour ce qui est des prêts hypothécaires et de 105 millions pour l’épargne. »
Bertrand Valley : « Les entreprises traversent la crise avec une belle résilience. »
De janvier à décembre derniers, l'établissement jurassien a cumulé un résultat d'exploitation de 28,6 millions de francs, soit une baisse de 9,9% sur un an. Les opérations d'intérêt sont restées stables à 50,7 millions. Les opérations de commissions et services ont avancé de 3,8% à 11,3 millions et celles de négoce ont rapporté 7,6 millions, amoindries de 5,0%.
Charges en hausse
Les charges d'exploitation ont pesé plus lourdement de 8,6% à 38,6 millions. En cinq ans, la BCJ a vu le nombre d'EPT (équivalent plein temps) passer de 122 à 159. Une hausse liée à plusieurs facteurs : « Les investissements en informatique et en digitalisation, mais aussi les charges de personnels. Plus de clients signifie aussi plus de conseils », explique Christina Pamberg, présidente du conseil d’administration de la BCJ.
Christina Pamberg : « On prête plus donc on a besoin de plus de conseillers. »
Pour 2026, la direction redoute des résultats en recul notamment à cause du contexte économique tendu et de la pression exercée sur les marges par le maintien de taux d'intérêt bas. /ATS-rce









