Quand « la Boillat » était en grève (1/4) : toujours dans les esprits, 20 ans après

C’était il y a 20 ans, presque jour pour jour. Les employés du groupe métallurgique Swissmetal ...
Quand « la Boillat » était en grève (1/4) : toujours dans les esprits, 20 ans après

C’était il y a 20 ans, presque jour pour jour. Les employés du groupe métallurgique Swissmetal Boillat débutaient l’une des grèves les plus longues du pays.

« La Boillat » se mettait en grève il y a 20 ans. « La Boillat » se mettait en grève il y a 20 ans.

La Suisse, pays de la paix du travail, vivait un évènement rare, il y a 20 ans. Les employés de l’entreprise de métallurgie Swissmetal Boillat, située dans le village de Reconvilier, se mettaient en grève pour la deuxième fois en 2 ans. Les employés reprochaient à la direction de ne pas avoir respecté le protocole d’accord fixé en 2004. Ils refusaient de voir des collègues être licenciés et ne voulaient pas du démantèlement de leur usine au profit de celle de Dornach. C’est toute une région qui a été marquée par ce conflit. « C’était une grève totalement atypique », explique Flavio Torti. Le maire de Reconvilier de l’époque poursuit, « ce n’était pas le rouge contre le bleu. C’était vraiment toute une population, un secteur industriel, contre un démantèlement ».

Flavio Torti : « C’était une grève totalement atypique. »

Flavio Torti était le maire de Reconvilier lors des deux grèves de « la Boillat ». Flavio Torti était le maire de Reconvilier lors des deux grèves de « la Boillat ».

Un évènement d’une ampleur inédite également pour le syndicat UNIA. C’est le 26 janvier 2006, au lendemain de l’assemblée générale des employés de Swissmetal Boillat, que l’organisation est contactée par le président de la délégation du personnel. Le syndicat ne peut pas s’appuyer sur un cas précédent, car rien ne ressemble à ce qui se passe alors du côté de Reconvilier. « Ça a été toute la difficulté, pour le syndicat aussi, de faire face à un mouvement d’une telle ampleur qui a duré plus de 30 jours », commence Fabienne Blanc-Kühn. Celle qui était alors membre du comité directeur national d’UNIA et responsable pour la Suisse romande du secteur de la métallurgie explique aussi qu’il fallait gérer 450 personnes en grève 24h/24h.

Fabienne Blanc-Kühn : « C’était un travail considérable. »

Nous reviendrons ce mercredi sur la manière dont le conflit a été traité par les médias régionaux avec des journalistes qui officiaient alors à RJB et au Journal du Jura. /sbo

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