Rêv’Ailé projette d'ouvrir une école alternative au Noirmont

Le projet pédagogique, qui n’a pas encore reçu l’aval du Service de l’enseignement, prône un ...
Rêv’Ailé projette d'ouvrir une école alternative au Noirmont

Le projet pédagogique, qui n’a pas encore reçu l’aval du Service de l’enseignement, prône un enseignement dans la nature respectueux du rythme de l’enfant. Malgré plusieurs inconnues, le comité prévoit d’ouvrir dès la rentrée d’août dans l’ancienne colonie du Creux-des-Biches.

L'école prendrait racine dans l'ancienne colonie du Creux-des-Biches au Noirmont que l'association est en passe d'acquérir auprès de la Ville de Delémont, actuel propriétaire. L'école prendrait racine dans l'ancienne colonie du Creux-des-Biches au Noirmont que l'association est en passe d'acquérir auprès de la Ville de Delémont, actuel propriétaire.

Ce serait la première aux Franches-Montagnes et même la seule actuellement dans le Jura. Une école privée alternative pourrait voir le jour dans l'ancienne colonie du Creux-des-Biches au Noirmont. Le projet est porté par l'association Rêv'Ailé qui est en passe d'acheter le bâtiment à la Ville de Delémont. L’école pourrait ouvrir dès la rentrée d'août prochain pour une capacité maximale d'une trentaine à une quarantaine d'élèves de la 1re à la 8e Harmos. Si le conditionnel reste de rigueur, c’est parce que le projet n'a pas encore reçu l'autorisation du Service de l'enseignement. « On est confiant, on a les moyens de répondre à ces attentes, on y travaille depuis plusieurs mois », assure la co-présidente du comité et future directrice Laurence Surdez, éducatrice sociale de profession, qui expose un projet pédagogique basé sur l’enseignement dans la nature.

Laurence Surdez : « Certains élèves ont besoin d’un cadre plus ouvert que l’école conventionnelle. »

« On constate que certains élèves ont besoin d’un cadre plus ouvert que l’école conventionnelle. Dans la nature, les élèves pourront réaliser des apprentissages qui toucheront aux matières principales que sont les maths, le français pour rédiger et présenter un projet, la géométrie, les sciences, etc. », expose la co-présidente. L’enseignement serait dispensé par une équipe de trois personnes issues de l’enseignement, tout en « suivant les exigences du Plan d’étude romand (PER) ».

Laurence Surdez (à droite) et Véronique Dubail, co-présidentes de Rêv'Ailé aux côtés du secrétaire Thomas Steck. Laurence Surdez (à droite) et Véronique Dubail, co-présidentes de Rêv'Ailé aux côtés du secrétaire Thomas Steck.

« Nous ne voulons pas fabriquer des enfants hors-sol, mais des citoyens responsables et créatifs. S’il leur manque certains acquis, ils auront la capacité et la créativité pour y parvenir », projette Laurence Surdez. Contacté, le Service de l'enseignement affirme qu'il est encore « en attente de documents complémentaires, notamment sur le volet pédagogique, avant de statuer ».


13 familles auraient manifesté un intérêt concret

Le comité de Rêv'Ailé évoque lui surtout un délai dû aux démarches de mise aux normes du bâtiment qui dicteront certains travaux à réaliser. Une recherche de financement est par ailleurs toujours en cours, l'association étant notamment soutenue par la « Fondation tous en chemin », alors que l’achat du bâtiment devrait avoisiner les 750'000 francs. Malgré quelques inconnues, « 13 familles ont manifesté leur intérêt pour leur enfant par retour de courrier », explique le secrétaire Thomas Steck. Cet informaticien et chocolatier de formation évoque essentiellement des familles franc-montagnardes, mais aussi venant de La Chaux-de-Fonds, Tramelan ou encore de la Vallée de Delémont. Reste l’épineuse question des frais de scolarité, souvent très élevés dans ce type d’école privée.

Thomas Steck : « On souhaite un écolage qui soit juste, adapté au salaire des parents. »

« On souhaite un écolage qui soit juste, adapté au salaire des parents pour qu’un maximum de personnes puisse y accéder. Mais on doit quand même rémunérer des enseignants avec des titres reconnus par l’État. C’est de toute façon plusieurs milliers de francs pour une année complète, mais moins d’un millier de francs par mois », esquisse Thomas Steck. À titre de comparaison, l’école alternative Mahana à Courgenay avait cessé son activité en 2023 pour raisons financières, malgré des frais d’inscription de 7'500 francs par an, une campagne de financement participatif et des sponsors. « Le fait d’être propriétaire nous permettra aussi de louer ce lieu de colonie, ce qui nous assurera des rentrées d’argent », souffle Laurence Surdez. Le projet et les lieux seront présentés aux parents intéressés et à la population à l’occasion d’une journée portes ouvertes le 7 février de 16h à 18h. /jpi


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