De nombreux salons de coiffure jurassiens récupèrent les cheveux de leurs clients qui serviront ensuite à créer des perruques destinées aux grands brulés de l’incendie valaisan du 1er janvier. La coiffeuse Nadège Gerigher et sa cliente Coralie Varé expliquent leurs motivations.
Se rendre chez le coiffeur pour accomplir un geste de solidarité en faveur des blessés du drame de Crans-Montana. Suite au terrible incendie valaisan du 1er janvier, plusieurs salons de coiffure jurassiens récoltent les cheveux de leurs clientes et clients. Les mèches récupérées serviront à créer des perruques destinées aux grands brulés. A Saignelégier par exemple, NStyle Coiffure récupère les dons de cheveux depuis son ouverture en 2020. « Je sais à quel point les cheveux sont importants pour l’image de soi et la confiance. Être coiffeuse ce n’est pas uniquement couper des cheveux mais pouvoir aussi donner du réconfort », explique Nadège Gehriger. Depuis le drame de Crans-Montana, la patronne du salon taignon a remarqué une augmentation de l’intérêt de sa clientèle. Pour pouvoir donner ses cheveux, « il faut minimum vingt centimètres de cheveux naturels ou colorés mais les cheveux décolorés ne sont malheureusement pas acceptés ». Et enlever autant de longueur n’est pas un geste anodin, selon la coiffeuse franc-montagnarde. « Cela donne encore plus d’importance à ce genre de dons. »
Nadège Gehriger : « Les cheveux sont importants pour l’image de soi et la confiance. »
Les cheveux récoltés par NStyle Coiffure à Saignelégier seront envoyés à des salons partenaires en Valais qui s’occuperont de la suite des démarches.
La capitaine du VFM a franchi le pas
Parmi les clientes de Nadège Gehriger, la capitaine du Volleyball Franches-Montagnes a récemment décidé de réaliser un don capillaire. Coralie Varé a abandonné sa longue tresse tissée lors des matches du VFM et arbore désormais un carré qui tombe sur les épaules. Elle a coupé environ 25 centimètres de cheveux pour rejoindre l’élan de solidarité qui déferle sur le Jura et bien au-delà. « Je ne suis pas dans la médecine, je ne suis pas infirmière donc je voulais aider à ma manière », témoigne Coralie Varé qui avait déjà accompli une démarche similaire en 2019 en faveur des victimes du cancer. La volleyeuse nous a confié avoir même inspiré une coéquipière qui réfléchit aussi à franchir le pas du don capillaire. /nmy









