L’Aide suisse à la montagne mise sur l’industrie du bois

La fondation a fait de l’économie forestière sa thématique de l’année, soulignant les fortes ...
L’Aide suisse à la montagne mise sur l’industrie du bois

La fondation a fait de l’économie forestière sa thématique de l’année, soulignant les fortes pressions auxquelles le secteur est soumis. À l’image de la scierie SYB à Sonvilier, les entreprises doivent investir lourdement pour améliorer les conditions de travail et rester attractives.

Yves Bernard, patron de la scierie SYB à Sonvilier. Yves Bernard, patron de la scierie SYB à Sonvilier.

L’Aide suisse à la montagne appelle à soutenir les entreprises de l’industrie du bois. Elle en fait sa thématique de l’année. La fondation l’a indiqué ce jeudi à Lausanne, à l’occasion du lancement d’une campagne placée sous le slogan « De la forêt au produit – l’économie du bois renforce les régions de montagne ». Les entreprises du secteur font vivre de nombreux ménages – environ 100'000 employés – à travers le pays et sont le troisième employeur, après le tourisme et l’agriculture, dans les zones montagneuses. Pour l’Aide suisse à la montagne, l’économie forestière et du bois n’en est pas moins soumise « à une forte pression en matière d’efficacité et d’innovation ». Des investissements élevés en découlent pour des firmes qui sont à 99% des petites et micro-entreprises.


Investir pour davantage de confort de travail

L’Aide suisse à la montagne cite notamment l’exemple de SYB à Sonvilier. La scierie est l’une des dernières en activité dans le Jura bernois, alors que le Vallon de St-Imier en comptait une douzaine il y a 50 ans. « C’est un métier qui est très lourd. On ne trouve bientôt plus de personnel qui veut faire des efforts conséquents », raconte Yves Bernard. Le patron de l’entreprise évoque des employés qui ont changé d’orientation après moins d’une année. « Ils arrêtaient, car ils avaient des problèmes de dos, de muscles, et la santé y passait », détaille celui qui a lancé son activité en 1999. Dès lors, les investissements deviennent essentiels pour apporter davantage de confort de travail. « Si la jeunesse arrive, que les machines sont dépassées et que l’on n’a pas un peu d’électronique et de confort, elle va choisir un autre métier », poursuit Yves Bernard. Mais ces investissements sont conséquents. La scierie de Sonvilier en a fait l’expérience en achetant un robot ventouse. « Il a fallu faire un bâtiment couvert et y mettre une structure pour le robot », précise le patron, qui évoque un « immense investissement » sans dévoiler de chiffres.

Yves Bernard : « La problématique aujourd’hui est de trouver des gens motivés à continuer une exploitation de scierie. »

La scierie SYB à Sonvilier a obtenu un soutien financier de l’Aide suisse à la montagne en 2023. C’était dans le cadre de la construction de deux hangars de stockage et de l’installation de panneaux photovoltaïques. /msc


 

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