Quand « la Boillat » était en grève (4/4) : un optimisme raisonnable pour l'avenir 

L’entreprise Swissmetal a connu de longues années d’incertitudes suite aux grèves de 2004 et ...
Quand « la Boillat » était en grève (4/4) : un optimisme raisonnable pour l'avenir 

L’entreprise Swissmetal a connu de longues années d’incertitudes suite aux grèves de 2004 et 2006 à Reconvilier. L’entreprise s’est aujourd’hui repositionnée. Son président veut voir l’avenir avec optimisme.

André Rezzonico se dit confiant quant au repositionnement stratégique de Swissmetal. Pour lui, le site de Reconvilier est le temple d'un incroyable savoir-faire. (Photo : archives). André Rezzonico se dit confiant quant au repositionnement stratégique de Swissmetal. Pour lui, le site de Reconvilier est le temple d'un incroyable savoir-faire. (Photo : archives).

 

Que reste-t-il aujourd’hui des stigmates de la crise de la Boillat à Reconvilier ? Depuis 2019, de nouveaux investisseurs sont entrés dans la danse et ont succédé au groupe chinois Baoshida, avec pour objectif de sauver l’entreprise. André Rezzonico, président du conseil d’administration du nouveau Swissmetal, incarne cette mission. L’industriel s’est battu, et se bat encore pour repositionner le groupe. Vingt ans après la grève de 2006, une certaine sérénité est de retour, même si le souvenir est encore douloureux pour celles et ceux qui ont traversé ces années d’incertitudes et de déception. André Rezzonico le comprend, mais il sent que le vent a tourné. « Je pense que les employés voient le verre à moitié plein. »

« On ne peut pas changer le passé. »

Le site de Swissmetal à Dornach est maintenant fermé. Les activités se concentrent à Reconvilier. La Boillat de l’époque n’est plus qu’un souvenir, il a fallu évoluer, revoir les stratégies. André Rezzonico perçoit des opportunités avec la création de nouveaux alliages sans plomb, le développement du service à la clientèle. Faire du site de Reconvilier une nouvelle « petite Boillat », restaurer l’image et la confiance. Le président y croit et assure que toutes les décisions récentes ont été prises dans l’intérêt de l’entreprise.

« On trouve des solutions avec ce qu’on a aujourd’hui. »

Swissmetal emploie encore une centaine de personnes à Reconvilier, soit quatre fois moins qu’il y a 20 ans. André Rezzonico se dit raisonnablement optimiste pour l’avenir, mais il avertit : il faudra encore se battre. « C’est un travail permanent, comme beaucoup d’autres entreprises d’ailleurs », conclut-il. /oza

Découvrez les autres épisodes de notre série : 


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus