Esphor, l’horloge chaux-de-fonnière qui a disparu

Avec son balancier de 25 mètres de long qui oscille le long de la tour Espacité, ce garde-temps ...
Esphor, l’horloge chaux-de-fonnière qui a disparu

Avec son balancier de 25 mètres de long qui oscille le long de la tour Espacité, ce garde-temps est un symbole du savoir-faire horloger. La technique est là, mais l’humidité joue les trouble-fête.

Les cadrans d'Esphor devraient se trouver dans la cage en verre au pied d'Espacité et le balancier dans la gaine qui grimpe le long de la façade. Les cadrans d'Esphor devraient se trouver dans la cage en verre au pied d'Espacité et le balancier dans la gaine qui grimpe le long de la façade.

Esphor, c’est un mot plein de mystère. Le conseiller communal chaux-de-fonnier en charge notamment de la culture, Théo Bregnard lui trouve même des consonances orientales. En réalité, il ne s’agit de rien de tout cela. Esphor, c’est le nom de l’horloge d’Espacité. Une pièce monumentale avec un balancier de 25m de long, parmi les plus longs au monde. Depuis 1995, il oscille le long de la façade de la tour emblématique de la Métropole horlogère.

Cette prouesse technologique, c’est au Technicum qu’on le doit. L’École d’art appliqué lui a apporté de l’esthétisme. Mais tout ça, on ne le voit pas. Car depuis le printemps 2023, Esphor a disparu. Retirée de sa cage de verre pour effacer les traces de corrosion dont elle souffrait, elle n’a jamais retrouvé sa place.

Contacté, le Musée international d’horlogerie confirme que la pièce a bien été réparée dans son centre de restauration et qu’elle attend sagement de pouvoir regagner ses pénates.

Et c’est bien là que se situe le problème. Son habitat n’est pas étanche et la condensation qui s’y forme s’attaque au garde-temps qui bien malgré lui ment sur l’heure.

Le problème n’est pas nouveau, affirme Théo Bregnard. Ça en était déjà un lors de la pose d’Esphor en 1995.

Théo Bregnard : « On pense que la problématique vient plutôt de la condensation. »

Depuis 1995, des travaux d’étanchéité ont déjà été entrepris, sans résultat probant. La Ville a donc mobilisé des spécialistes pour tenter de trouver une issue favorable.

« On espère que ce groupe de travail trouvera des solutions. »

Les autorités chaux-de-fonnières espèrent que l’horloge retrouvera son écrin prochainement. Mais ça n’est qu’un vœu. Il se pourrait tout à fait que ça ne soit pas possible.

« Il y a un risque qu’on ne trouve pas la solution. »

Un dernier mot concernant cette horloge hors norme et plus particulièrement son nom, Esphor. Il vient de la contraction des trois premières lettres d’Espacité et d’horloge. /cwi


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