Quarante ans qu’Espace Noir fait vivre l’héritage anarchiste dans son fief

La coopérative a ouvert les portes de son centre autogéré le 11 mars 1986. Elle a permis de ...
Quarante ans qu’Espace Noir fait vivre l’héritage anarchiste dans son fief

La coopérative a ouvert les portes de son centre autogéré le 11 mars 1986. Elle a permis de mettre en lumière un passé parfois oublié.

C’est en 1986 qu’Espace Noir ouvre pour la première fois les portes de son bâtiment de la rue Françillon, à St-Imier. C’est en 1986 qu’Espace Noir ouvre pour la première fois les portes de son bâtiment de la rue Françillon, à St-Imier.

Espace Noir fait vivre l'héritage anarchiste de St-Imier et de sa région depuis maintenant 40 ans. Le centre autogéré a ouvert ses portes pour la première fois le 11 mars 1986 dans un bâtiment qu’il occupe aujourd’hui encore. Pourtant, les prémices du collectif remontent à fin 1984 lorsque huit fondateurs décident de lancer une coopérative d’inspiration libertaire. S’en suit rapidement la rénovation du lieu, situé à la rue Françillon 29. « C’était un sacré boulot… parce que c’était une friche, depuis longtemps abandonnée », explique Michel Némitz, coopérateur depuis 1989.

Les premiers membres d’Espace Noir ont ainsi sauvé une ancienne manufacture horlogère vouée à être transformée… en parking. Mais au-delà du bâtiment lui-même, ils ont surtout permis de faire revivre un héritage quelque peu oublié de St-Imier. Du 15 au 16 septembre 1872, la ville accueille un congrès mené par l’Association internationale des travailleurs et qui va déboucher sur la création du mouvement anarchiste. Une histoire qui n’était pas nécessairement connue dans la Commune au milieu des années 1980 d’après Michel Némitz.

Michel Némitz : « Espace Noir s’est créé à un moment où on vivait une crise »

C’est dans un contexte tendu qu’Espace Noir a vu le jour, à l’image de celui dans lequel le mouvement anarchiste est né. Conservateur remplaçant du Musée de St-Imier, Loïc Beck revient sur cette histoire.

Loïc Beck : « Il y avait des périodes de grande précarité pour les personnes qui habitaient ici »

Pour Loïc Beck en tout cas, en 2026, cette idéologie n’est pas morte dans la région, même si elle a évolué. La présence d’Espace Noir permet d’ailleurs d’en témoigner. Michel Némitz compte, lui, bien continuer de cultiver cet héritage.

Michel Némitz : « Cela fait partie de notre patrimoine »

En parlant de l’avenir justement, lorsqu’on demande à Michel Némitz s’il se montre optimiste pour les prochaines 40 années, en sachant que, contrairement au début, Espace Noir touche désormais des subventions pour l’aider dans ses activités, le coopérateur répond clairement : « Je suis moyennement inquiet. Je pense que tout lieu risque de disparaître… quand on regarde tous ceux qui ont été créés, y compris des beaucoup plus traditionnels, certains n’ont pas durer aussi longtemps ». En attendant, Espace Noir compte bien profiter de cet anniversaire. Le programme des événements qui marqueront ses 40 ans est en cours d’élaboration. /amo


 

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