Une réponse du Gouvernement qui ne convainc pas le SPCJ

Le Syndicat des polices du canton du Jura est interpellé par la réponse de l’exécutif à une ...
Une réponse du Gouvernement qui ne convainc pas le SPCJ

Le Syndicat des polices du canton du Jura est interpellé par la réponse de l’exécutif à une question écrite sur les départs au sein de la police cantonale.

  Le Syndicat des polices du canton du Jura estime que la réponse du Gouvernement en lien avec la police cantonale est insuffisante. (Photo : archives)  Le Syndicat des polices du canton du Jura estime que la réponse du Gouvernement en lien avec la police cantonale est insuffisante. (Photo : archives)

Le Syndicat des polices du canton du Jura (SPCJ) est interpellé par la réponse du Gouvernement à une question écrite concernant la police cantonale. L’ex-député Raoul Jaeggi s’alarmait notamment des nombreuses démissions en 2024 et l’année passée au sein des forces de l’ordre. L’exécutif avait, en substance, répondu que le climat au sein de la police cantonale jurassienne était bon, et évoquait aussi des mesures pour fidéliser les collaborateurs. Une réponse qui a fait réagir le Syndicat des polices du canton du Jura dans un communiqué transmis mardi après-midi. « Cette réponse parait définitive et elle n’ouvre pas le débat » explique Frédéric Beuchat, président du SPCJ.

Frédéric Beuchat : « Les chiffres sont là, les départs sont effectifs. On ne peut pas se satisfaire de cette situation. »

Le président estime que les problématiques soulevées par la question écrite n’ont pas été prises en considération. « C’est un travail scientifique qui doit se faire et selon nous, ce travail n’a jamais vraiment été fait » détaille Frédéric Beuchat qui mentionne également les barrières financières.

« Il est évident qu’il y a quelque chose à faire et ça commence par mettre des mots sur des maux. »

« On se contente de formules toutes faites. Il existe pourtant un problème de fond auquel il faut répondre, non pas en cherchant des coupables, mais en responsabilisant tous les partenaires. Ce pic de démissions est le symptôme d’un malaise profond », relève le communiqué. Le président du SPCJ tient à souligner qu’il ne s’agit pas de lancer la pierre à quelqu’un mais bien d’analyser la situation et d’accompagner le personnel dans son évolution. Le SPCJ attend du Gouvernement une bonne communication et des rencontres pour exposer les attentes et réalités du métier. /comm-ech


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