Il n’y aura pas de dérogation temporaire ou exceptionnelle pour le ramonage à Moutier. Le Gouvernement jurassien a répondu ce mardi à une question écrite de Raoul Jäggi (PVL). Le désormais ex-député déplorait la situation de Boris Berthoud. Le ramoneur ne peut plus exercer en Prévôté, comme il le faisait depuis une décennie. Le ramonage est un monopole d’État dans le canton du Jura. Cinq arrondissements ont été définis avec chacun un maître-ramoneur responsable nommé par le Département des finances. Le canton de Berne est beaucoup plus libéral depuis 2021. Le système laisse les propriétaires choisir l’entreprise de leur choix.
Des contacts ont été pris avec l’entreprise de Boris Berthoud, écrit le Gouvernement. Une entreprise qui déploie l’essentiel de ses activités dans le Jura bernois. Si le canton du Jura lui avait accordé un droit exclusif sur le territoire de Moutier, elle aurait perdu son autorisation bernoise, car les entreprises de ramonage jurassiennes ne sont pas autorisées à exercer de l’autre côté de la frontière cantonale. Cette situation aurait donc compromis la majeure partie de son chiffre d’affaires. Quant au volume de travail généré par la commune de Moutier, il est – d’après le Gouvernement – insuffisant pour constituer un arrondissement autonome. L’Exécutif jurassien précise encore qu’à sa connaissance, il n’existe pas d’autres activités concernées par une problématique similaire. /rce









