Initiative sur l’argent liquide : notre dossier

La population suisse sera appelée à se prononcer le 8 mars sur une initiative du Mouvement ...
Initiative sur l’argent liquide : notre dossier

La population suisse sera appelée à se prononcer le 8 mars sur une initiative du Mouvement Liberté Suisse qui demande de garantir le maintien de l’argent liquide. Le texte doit affronter un contre-projet.

 Yann Rufer, chargé de cours en économie à la Haute école de gestion, s’exprime sur les risques liés à l’initiative sur l’argent liquide. Yann Rufer, chargé de cours en économie à la Haute école de gestion, s’exprime sur les risques liés à l’initiative sur l’argent liquide.

L’argent liquide doit être garanti dans notre pays et le franc suisse renforcé. Le Conseil fédéral partage l’objectif à la base de l’initiative « Oui à une monnaie suisse libre et indépendante sous forme de pièces ou de billets » du Mouvement Liberté Suisse. Il a toutefois choisi avec le Parlement d’opposer un contre-projet au texte sur lequel se prononcera la population suisse le 8 mars.

Les autorités estiment que les termes utilisés dans l’initiative ne sont pas suffisamment clairs. « Les initiants veulent que ce soit la Confédération qui s’occupe d’assurer en tout temps du numéraire alors qu’à l’heure actuelle la tâche est dévolue à la Banque nationale suisse », explique Yann Rufer, chargé de cours en économie à la haute école de gestion.


Des risques à ne pas négliger

Le fait de ne pas mentionner la BNS dans la Constitution peut présenter certains risques, selon Yann Rufer. « On le voit dans l’actualité. Le président Trump essaie de réduire les capacités et l’indépendance de la Réserve fédérale américaine. C’est vraiment quelque chose de dangereux même si le système suisse est différent et le risque plus faible », souligne le spécialiste.

Yann Rufer : « Ça pourrait affaiblir l’indépendance de la BNS. » 

Ce dernier est toutefois d’avis qu’il est important de maintenir l’argent liquide en Suisse, car il ne nécessite pas de moyens auxiliaires pour payer. « C’est aussi une protection de la vie privée. Nous ne sommes pas tracés », ajoute Yann Rufer. /alr


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