Alors que la période de carnaval a commencé dans la région, les spécialistes alertent sur les risques de dommages auditifs, parfois irréversibles, en particulier chez les jeunes et les enfants.
Alors que la période de carnaval a commencé dans la région, la protection de l’ouïe est au centre des préoccupations. Esteban Tesouro, audioprothésiste chez Optic 2000 à Tramelan, met en garde contre les risques liés à la musique amplifiée, aux enceintes et aux instruments. « À partir de 80 décibels, on commence à abîmer les oreilles », explique-t-il.
Selon l’assureur Suva, les niveaux sonores mesurés durant le Carnaval atteignent en moyenne entre 100 et 105 décibels. Le risque concerne aussi bien les musiciens que le public, en particulier à proximité des haut-parleurs ou des instruments. « Les trompettes et les tambours sont des instruments très puissants », souligne Esteban Tesouro.
Esteban Tesouro : « Des niveaux entre 100 et 105 décibels peuvent provoquer – même instantanément – une perte d’audition »
Perte d’audition et acouphènes
Selon le spécialiste, une seule exposition peut déjà provoquer un acouphène, « qui peut rester une journée, comme définitivement ». Les enfants sont particulièrement exposés. « Chez un bébé, l’audition n’est pas totalement développée. Il faut donc bien protéger les oreilles des enfants », insiste-t-il. Des dégâts peuvent être irréversibles si le volume est trop élevé.
Des solutions existent pour continuer à profiter de la musique. Les bouchons classiques limitent le bruit, mais « isolent et ne laissent passer que les basses fréquences ». L’audioprothésiste recommande plutôt des protections sur mesure, qui filtrent certaines fréquences tout en permettant d’entendre la parole.
Pour les plus jeunes, il conseille des pamirs, qui assurent une meilleure protection. /ddc









