La ville de Porrentruy doit faire face à une avalanche de demandes d’autorisation de stationnement. C’est la conséquence de l’introduction d’une nouvelle politique de parcage entrée en vigueur au 1er janvier, puis de la reprise des contrôles sur toutes les zones en février. Plus de 800 autorisations ont été déposées. La police doit également faire face à de nombreuses demandes de renseignements afin de trouver l’abonnement de stationnement le plus approprié. « On reçoit beaucoup de demandes par internet, c’est le plus facile à traiter, mais aussi passablement de téléphones et de demandes à l’accueil à la police pour poser des questions », explique Dominique Vallat, le commissaire de Porrentruy. Celui-ci ne cache pas que le programme pour faire les demandes sur internet doit encore être amélioré pour être plus efficace. « Je demande juste un peu de patience à ceux qui attendent le traitement de leur dossier. »
Dominique Vallat : « Avec nos petits contrôles, les gens ont compris qu’ils devaient contracter un abonnement. »
Le nombre important de demandes est aussi lié à la durée de l’abonnement choisi. Contrairement aux attentes, les automobilistes concernés optent souvent pour la formule au mois qu’ils renouvèlent tous les 30 jours. « On pensait que les usagers allaient directement commander pour trois mois, six mois ou une année, ça aurait été plus facile pour l’un et pour l’autre, mais là les gens testent les différentes possibilités de stationnement. » Il faut préciser que les autorités bruntrutaines ont décidé de n’accorder aucun rabais pour les abonnements à long terme.
La Colombière délaissée
Parmi les premiers effets constatés avec cette nouvelle politique, la fréquentation différente des parkings de Porrentruy : « Le parc principal de la Colombière était à saturation auparavant. Il est désormais à moitié rempli. Par contre, celui de la rue Achille-Merguin en face du magasin Denner est très occupé. » Les nombreuses zones nécessitent aussi plus de surfaces à contrôler, mais les effectifs de la police municipale sont restés stables. « On planifie des contrôles. Ce ne sera pas quotidiennement », avoue le commissaire Dominique Vallat. /rce









