Un rapport de l’Université de Lausanne fait état de l’évolution du bénévolat dans le canton du Jura et des pistes d’améliorations. Il répond à un postulat de la députée centriste Florence Boesch.
Le bénévolat est ancré dans le Jura mais peut encore être amélioré. Les autorités cantonales ont transmis jeudi un rapport de l’Université de Lausanne à ce sujet. Ce document, intitulé « Le bénévolat dans le canton du Jura », fait suite à un postulat de la députée Florence Boesch qui avait été accepté par le Parlement jurassien en 2022. La centriste demandait au Gouvernement d’engager une réflexion sur l’évolution du bénévolat dans le canton. Elle réclamait également des pistes d’actions pour préserver cette ressource.
Il ressort du rapport que le bénévolat jurassien est « fortement enraciné localement » et reste « une force sociale et économique majeure ». Il est toutefois confronté à des mutations profondes comme « une professionnalisation ou une transformation des motivations », selon le rapport.
L’étude se concentre sur le secteur socio-sanitaire. Son objectif est de « mieux comprendre les réalités du bénévolat et de formuler des recommandations pour son soutien et sa valorisation ». Selon les conclusions émises par l’institut d’études politiques de l’Université de Lausanne, il est nécessaire de reconnaître la valeur du bénévolat comme « un pilier du lien social et du vivre-ensemble ». Le texte souligne également l’importance de « structurer l’encadrement de cette ressource ou encore de soutenir les acteurs de terrain ». Le document relève finalement que le rôle du Canton du Jura doit être renforcé. Les autorités doivent agir en tant que « facilitateur » et « garantir un environnement favorable à l’engagement bénévole ». Une politique cantonale « cohérente » serait, selon l’étude, « une condition essentielle pour maintenir la vitalité associative et la solidarité de proximité dans le Jura ».
Le rapport précise encore que Bénévolat Jura, principal lieu d’expertise sur les enjeux bénévoles et associatifs pour le canton, dispose du plus faible taux d’emploi de Suisse par rapport au bassin de population avec 0,4 EPT. /comm-fwo









