L’organisme avait déposé en mai dernier une dénonciation pénale contre quatre conseillers fédéraux pour complicité de crimes contre l’humanité, crimes de guerre et éventuellement crime de génocide. Le Ministère public de la Confédération a clos le dossier.
La justice n’a pas donné suite à la plainte déposée par le Collectif jurassien pour la paix à Gaza. Dans un communiqué transmis ce lundi, l’organisme indique que le Ministère public de la Confédération a rendu en janvier une décision de non-entrée en matière concernant la dénonciation pénale déposée en mai dernier. La démarche visait trois conseillers fédéraux en fonction, Ignazio Cassis, Karine Keller-Sutter et Guy Parmelin, ainsi que l’ex-conseillère fédérale Viola Amherd.
Le collectif ne conteste pas la décision sur le fond, mais regrette de ne pas avoir été informé de l’évolution de la procédure. Il affirme notamment que trois ordonnances de classement « n’ont jamais été transmises au collectif ». Pour l’organisme, cette situation pose un problème de transparence : « On peut classer une dénonciation. On peut estimer qu’elle est infondée. Mais on ne peut pas effacer ceux qui l’ont déposée. À moins de considérer que certains justiciables ne méritent ni réponse, ni transparence, ni respect. » Le collectif indique toutefois que son travail n'aura pas été vain puisque son avocat Christophe Schaffter a rejoint « un collectif d’avocats suisses qui a dénoncé la Confédération et Ignazio Cassis en particulier, pour complicité de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de génocide ». /comm-tna









