Les entreprises jurassiennes pourront demander à être remboursées des droits de douane américains, après l’annonce de la Cour suprême des États-Unis qui juge la plupart de ces taxes illégales. La situation reste floue.
Une porte ouverte pour les entreprises jurassiennes quant au possible remboursement des droits de douane américains indûment payés. Donald Trump avait annoncé une hausse des droits de douane mondiaux de 10%, avant de les augmenter à 15% samedi. Cette réaction fait suite aux déclarations vendredi de la Cour suprême des États-Unis qui juge illégales la plupart des taxes douanières imposées au monde par le président américain. Une annonce bien accueillie et bienvenue pour le directeur de l’entreprise Willemin-Macodel qui reste toutefois prudent. « On sait qu’avec l’administration américaine, rien n’est jamais acquis, rien n’est jamais stable », explique Olivier Haegeli qui avoue que la situation reste pour l’instant floue. « Maintenant, on attend de voir comment les choses se décantent pour agir et pour la suite », ajoute le directeur.
Olivier Haegeli : « Il faut temporiser, des choses peuvent encore se passer cette semaine. »
Concernant la possibilité de demander un remboursement, Olivier Haegeli ne veut pas se précipiter. Il explique que les démarches ne sont pas encore claires et que pour traiter avec les États-Unis au niveau juridique, en plus d’être complexe, cela engendre des coûts. Donc à ce stade, le directeur de Willemin-Macodel estime qu’il est encore trop tôt pour se prononcer mais que « si c’est une possibilité de le faire, on le fera ». Tout est une question de temps, d’argent et d’énergie que ces démarches nécessiteront, estime-t-il.
« C’est une pesée d’intérêts, savoir ce qu’il faut dépenser en termes d'argent et de temps. »
Également président de la Chambre de commerce et d’industrie du Jura (CCIJ), Olivier Haegeli avoue avoir, pour l’heure, peu d’informations sur des entreprises jurassiennes qui auraient entrepris des démarches actives pour se faire rembourser. « À ce stade, il est peut-être un peu prématuré pour des PME de se lancer dans de telles démarches », ajoute-t-il. De son côté, le groupe horloger biennois Swatch a annoncé ce lundi que sa filiale aux États-Unis allait demander le remboursement rétroactif des surtaxes payées. La Fédération de l'industrie horlogère suisse (FH) a par ailleurs déclaré ce lundi ne pas savoir à combien s'élèveront les nouveaux droits de douane pour les horlogers du pays. La FH attend plus de clarté. Enfin, la perception des droits de douane américains invalidés vendredi par la Cour suprême américaine sera suspendue à partir de mardi. /ech









