L’association prévoit de lancer son projet pilote d’animation itinérante dans le district taignon dès ce printemps. Elle a dû se résoudre à une version réduite pour respecter son budget.
L’Espace Jeunes des Franches-Montagnes a ficelé un dossier de longue haleine. Il a présenté ce mercredi matin dans ses locaux au Noirmont son projet pilote d’animation itinérante imaginé en 2018. L’association en charge du lieu d’accueil pour les adolescents taignons souhaite proposer ce nouveau service dès ce printemps et pour une durée de deux ans. La démarche consiste à sillonner les villages francs-montagnards en bus pour permettre aux jeunes de 12 à 18 ans éparpillés dans le district d’accéder plus facilement aux prestations. La coordinatrice Laurence Surdez se réjouit d’avoir pu boucler ce projet même s’il a dû être redimensionné. Le dossier a été présenté en 2024 au canton du Jura pour que celui-ci endosse les plus de 200'000 francs manquants pour voir la démarche se concrétiser. « Pour des raisons économiques, le Gouvernement n’a pas pu nous soutenir. On avait de l’argent de donateurs (…) et on a voulu donner une chance à ce projet », explique l’animatrice socioculturelle.
Version réduite mais objectifs maintenus
L’Espace Jeunes a donc revu ses ambitions à la baisse. Le projet dispose d’un budget de près de 195'000 francs financés par des dons d’entreprises privées et de fondations. Pour ficeler l’affaire, l’association a aussi dû alléger ses propres réserves de moitié en y puisant plus de 20'000 francs. La version redimensionnée prévoit ainsi un projet pilote sur deux ans au lieu de trois et l’engagement d’un animateur diplômé à mi-temps épaulé par un apprenti ASE à la place de deux nouveaux collaborateurs HES à 60%. La fréquence des visites est aussi réduite. Le bus passera en moyenne six fois par an dans chaque village taignon et non pas à neuf reprises comme imaginé. L’association doit encore dénicher un collaborateur, un bus et du matériel pour définitivement lancer son projet dans les mois à venir.
Laurence Surdez : « L’animation hors-murs est d’actualité et il y a un besoin dans toutes les communes. »
Ses objectifs n’ont en revanche pas bougé. Laurence Surdez veut « que l’animation socioculturelle aux Franches-Montagnes soit accessible dans toutes les communes ». Elle prévoit, comme c’est le cas dans les locaux de l’association au Noirmont, « de l’animation récréative et ludique (…), mais aussi tout un pan de prévention et faire du lien avec les jeunes ».
Une analyse intermédiaire interviendra à mi-parcours du projet pilote. L’Espace Jeunes des Franches-Montagnes en profitera pour s’approcher à nouveau du canton du Jura afin de rendre l’animation itinérante viable sur le long terme. /nmy









