Interrogé lors des questions orales, le ministre Stéphane Theurillat a expliqué mercredi au Parlement que l’exécutif cantonal était habilité à se positionner lorsqu’un objet fédéral concerne particulièrement la région.
Le Gouvernement jurassien précise pourquoi il a pris position sur l’initiative SSR. L’exécutif cantonal a été interpellé mercredi matin lors des questions orales au Parlement par le député Alain Koller (UDC). L’élu de Bourrignon lui a demandé pour quelle raison il était sorti de sa réserve habituelle pour appeler au rejet du texte qui demande de faire baisser la redevance à 200 francs. Le ministre de l’Économie, Stéphane Theurillat, a expliqué que les conférences intercantonales se chargeaient habituellement d’exprimer la position des cantons. Il existe toutefois des exceptions en se basant sur la jurisprudence « lorsque les intérêts des cantons sont touchés » et pour autant que le Gouvernement soit unanime sur la question.
Dans le cas d’espèce, l’initiative SSR aurait d’importantes conséquences économiques dans le canton du Jura, selon Stéphane Theurillat. « Deux bureaux régionaux seraient vraisemblablement fermés si le texte devait passer et des entreprises partenaires pourraient subir les effets collatéraux de cette décision », a indiqué à la tribune le ministre de l’Économie.
Stéphane Theurillat : « Cette initiative aurait un impact fort sur l’économie du canton du Jura. »
La population suisse se prononcera sur l’initiative SSR le 8 mars lors des votations fédérales. /alr









