Coup d’œil dans le rétroviseur

Un quart de siècle sépare leur entrée en fonction : Pascal Etienne qui donne des cours d’auto-école ...
Coup d’œil dans le rétroviseur

Un quart de siècle sépare leur entrée en fonction : Pascal Etienne qui donne des cours d’auto-école dans la région depuis 25 ans et Maxime Vallat qui s’attèle à la tâche depuis quelques semaines. Regards croisés sur la profession.

Maxime Vallat (à gauche sur la photo) se lance dans le métier de moniteur d'auto-école. Pascal Etienne (à droite) l'exerce quant à lui depuis 25 ans. Maxime Vallat (à gauche sur la photo) se lance dans le métier de moniteur d'auto-école. Pascal Etienne (à droite) l'exerce quant à lui depuis 25 ans.

Apprendre à rouler, un accompagnement en évolution. Maxime Vallat, 29 ans, et Pascal Etienne  partagent la même passion pour l’automobile. A plus forte raison, ils ont décidé d’en faire leur métier : moniteur d’auto-école. Pascal Etienne transmet aux futurs usagers de la route la bonne conduite à adopter au volant depuis 25 ans, Maxime Vallat, lui, s’y active depuis quelques semaines.

L’automatique en grande majorité. 

Au moment d’acquérir la voiture avec laquelle ce dernier donnerait ses leçons, le choix de se diriger vers l’automatique était évident. Une décision en revanche qui n’allait pas de soi pour Pascal Etienne. « Ça a été une grande aventure quand j’ai dû me lancer dans la voiture automatique, ce n'était pas du tout ce que j’appréciais. » Actuellement, 90% des élèves apprennent à conduire avec un véhicule automatique. Pourquoi ? Premièrement, en raison de la facilité d’utilisation de ce système. Deuxièmement, il faut savoir que depuis février 2019, il n’y a plus de distinction entre le permis manuel et le permis automatique. Ce qui signifie que les élèves peuvent passer l’examen pratique en automatique tout en ayant le droit de circuler avec une voiture manuelle par la suite. Est-ce potentiellement dangereux ? Maxime Vallat pense que « ça peut poser problème », il invite d’ailleurs les élèves « à faire un ou deux cours de mise en confiance en manuelle pour avoir les bases. » La distance qui se crée alors entre le pilote et sa mécanique a des conséquences pour Pascal Etienne : « Aujourd’hui les jeunes sont moins passionnés ». Il cite pourtant en contre-exemple sa fille qui « préfère conduire en manuel qu’en automatique, car elle a l’impression d’être plus active, plus concentrée, de moins s’ennuyer ». Avec l’avènement des systèmes automatisés, la marge de manœuvre se réduit. Pascal Etienne a vu son activité se transformer au fil des années à tel point qu’il lui est parfois difficile de la reconnaître : « Le métier est totalement différent. Cette voiture d’aujourd’hui ne me passionne plus comme avant ». Maxime Vallat quant à lui reste confiant : « Il faut s’adapter, tout évolue, nous, les moniteurs, on fait en fonction des besoins et des envies des élèves ». /nje

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