Miguel Zimmer était parti pour une semaine de vacances à Dubaï, mais il ne sait pas quand il pourra revenir chez lui. Le Neuchâtelois est bloqué, comme plus de 4'000 Suisses, dans la région du Moyen-Orient après l’opération militaire en Iran. Témoignage.
Ils sont plus de 4'000 touristes suisses à être bloqués dans la région du Moyen-Orient après l'opération militaire américaine en Iran. L’espace aérien a été bouclé ce week-end, laissant de nombreuses personnes sans possibilité de retour chez elles. Alors que le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) indique ce lundi être en contact avec la compagnie aérienne Swiss pour trouver une solution de rapatriement, les touristes helvétiques doivent faire preuve de patience. C’est le cas du Neuchâtelois Miguel Zimmer. Parti pour une semaine à Dubaï avec son compagnon, il devait initialement rentrer dimanche. La veille, tous deux avaient changé d’hôtel, dans l’optique de se rapprocher de l’aéroport et d’anticiper leur vol prévu tôt le matin. « Assez rapidement, on a commencé à voir que tous les vols commençaient à être annulés, que l’aéroport fermait et on a commencé à recevoir des alarmes sur nos smartphones nous disant de rester en sécurité », raconte le médecin neuchâtelois. S’il tente de ne pas céder à la panique, il avoue « qu’à certains moments, il y a quand même une angoisse assez importante », notamment lorsque des déflagrations retentissent dans le ciel, synonymes de missiles interceptés par la défense aérienne des Emirats arabes unis. « Il y a un peu un contraste : sur les réseaux, on a l’impression que c’est la catastrophe, mais ici les gens sont plus ou moins calmes, la population a l’air assez rassurée par rapport aux forces de défense des autorités », raconte Miguel Zimmer. « On n’est pas confiné », précise-t-il. Par contre, il indique suivre les consignes de sécurité des autorités et reste dans son hôtel.
Français d’origine, établi depuis environ 20 ans à Neuchâtel, Miguel Zimmer a tenté de joindre l’ambassade de France, mais « les lignes de téléphone étaient un peu surchargées », raconte-t-il. Pour le moment, il a changé d’hôtel pour se rendre dans un établissement moins cher – sachant qu'actuellement, tous les frais sont à sa charge – et dans une zone moins touristique « par précaution ». « Ce matin, des touristes nous ont vus avec nos valises et nous ont tout de suite demandé si on partait, si on avait trouvé un avion », raconte Miguel Zimmer.
Témoignage de Miguel Zimmer depuis Dubaï :
Actuellement, Miguel Zimmer et son compagnon sont en sécurité. Ils ne savent pas trop ce qu’ils peuvent espérer. « J’ai l’impression que cela pourrait assez rapidement se terminer, dans deux ou trois jours, et en même temps que ça pourrait durer aussi une à deux semaines ou même plus », explique-t-il. « En fait, on ne se pose pas trop de questions parce que ça nous fait trop ruminer et ce n’est pas cool pour le moral », poursuit le Neuchâtelois. « On verra bien comment les choses évoluent, de toute façon on n’a pas trop de pouvoir sur la situation, donc on prend les choses avec philosophie », conclut Miguel Zimmer. /ATS-lgn









