Elisabeth Baume-Schneider était à New-York pour la 70e session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies. Elle y a souligné l’importance des valeurs de l’égalité des genres et de l’État de droit.
Lors de la 70e session de la Commission des Nations Unies sur les droits des femmes, la Suisse, a réaffirmé son engagement international contre l'impunité. Cette année, le thème central est l'accès à la justice pour toutes les femmes et les filles grâce à la promotion de systèmes juridiques inclusifs et équitables.
La session de la Commission de la condition de la femme (CSW) des Nations Unies « nous place à la croisée de deux valeurs qui sont au cœur du système démocratique suisse: l'Etat de droit et l'égalité des genres », a déclaré la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider lundi après-midi (heure locale) à New York.
L'accès à la justice est un droit fondamental et une condition préalable à l'exercice de tous les autres droits. « La lutte contre l'impunité est un pilier de notre engagement international », a déclaré la conseillère fédérale responsable de l'égalité. L'accès à la justice renforce la confiance dans les institutions et contribue à des sociétés plus justes, plus égalitaires et plus résilientes.
La Suisse regrette l'absence de consensus
La Suisse a regretté que, pour la première fois dans l'histoire de la CSW, les conclusions de la session n'aient pas été adoptées par consensus. Les États-Unis n'ont pas soutenu le consensus, ce qui a entraîné un vote.
Le résultat positif du vote montre toutefois que la majorité des États continuent de soutenir l'engagement commun en faveur de l'accès à la justice sur la base des obligations internationales, a déclaré la conseillère fédérale. Dans un contexte international marqué par des tensions croissantes autour des questions d'égalité, la Suisse souhaite y voir un signal important.
Des progrès significatifs ont été réalisés ces dernières années. Néanmoins, la discrimination et la violence persistent. « Des droits que nous considérions comme acquis sont à nouveau remis en question. Souvent au détriment des femmes et des filles. »
La justice doit être accessible, impartiale et exempte de stéréotypes sexistes. Elle doit également tenir compte de la diversité des réalités quotidiennes des femmes et des filles, y compris des personnes LGBTIQ.
Changements en Suisse
Chaque jour, partout dans le monde, des femmes renoncent à aller devant les tribunaux. Parce qu'elles ont peur des représailles, de perdre leur emploi ou d'être condamnées publiquement. Les procédures longues, coûteuses et complexes font du recours à la justice une entreprise difficile, qui peut aggraver la souffrance des victimes et provoquer de nouveaux traumatismes, a déclaré la cheffe du Département fédéral de l'intérieur (DFI).
Elle a également évoqué les récentes modifications apportées au droit suisse afin de faciliter l'accès à la justice pour les femmes victimes de violence. Elle a cité trois exemples: l'élargissement de la définition du viol, l'introduction de nouvelles dispositions contre le harcèlement obsessionnel et le renforcement des droits procéduraux et de la protection des victimes dans les procédures pénales. /ATS









