Les cigognes se sont fait une place dans le paysage ajoulot

Une soixantaine de couples de cigognes blanches sont désormais installés dans la région contre ...
Les cigognes se sont fait une place dans le paysage ajoulot

Une soixantaine de couples de cigognes blanches sont désormais installés dans la région contre un seul il y a une dizaine d’années. Un projet de réintroduction mené par la Fondation des Marais de Damphreux qui semble payer.

Une soixantaine de couples de cigognes blanches sont aujourd’hui installés dans la région, alors qu’on n’en comptait qu’un seul il y a une dizaine d’années.  Une soixantaine de couples de cigognes blanches sont aujourd’hui installés dans la région, alors qu’on n’en comptait qu’un seul il y a une dizaine d’années. 

Les cigognes font désormais partie intégrante de la nature ajoulote. Ces oiseaux sont de retour dans le ciel de la région après avoir passé l’hiver au sud. Une soixantaine de couples sont aujourd’hui installés en Ajoie contre un seul il y a dix ans. L’essor de la population de cigognes blanches est, en partie, lié au travail de la Fondation des Marais de Damphreux (FMD). Cette dernière cherche à réintroduire ces volatiles depuis 1994. La FMD a notamment construit une vingtaine de nids artificiels depuis 2016. Ces installations ont principalement été édifiées à Porrentruy et Damphreux. Un « dernier » nid artificiel a encore été posé dans la cité bruntrutaine l’année dernière.

Michel Juillard, membre de la Fondation des Marais de Damphreux, détaille l’évolution de la population de cigognes en Ajoie : « Depuis la pose des premiers nids artificiels et l’installation du premier couple de cigognes, la population n’a cessé de croître ». Les installations de la FMD ont permis d’attirer les premiers couples qui ont été rejoints naturellement par d’autres individus. Ces oiseaux aiment nicher « en paquet ». On compte aujourd’hui une quarantaine de couples nicheurs à Porrentruy et une vingtaine à Damphreux. « La plupart des cigognes sont localisées dans ces deux importantes colonies ». Michel Juillard remarque aujourd’hui une « sorte de saturation » dans ces deux lieux qui ne devraient logiquement plus s’agrandir.

Michel Juillard  : « La colonie de cigognes n’a fait que croître. »

Une population pas excessive

Après une telle augmentation du nombre de cigognes, on peut se demander si cette population n’est pas trop importante pour la région. Une question que réfute Michel Juillard : « Il y a toujours une relation entre la population d’une espèce et la nourriture disponible. Le jour où il n’y aura plus de nourriture, il n’y aura plus de cigognes ». Ces oiseaux sont aussi capables d’aller se nourrir à plus d’une trentaine de kilomètres à la ronde. Les cigognes semblent donc avoir trouvé un environnement adéquat en Ajoie. /fwo

« Les cigognes trouvent de la nourriture pour 60 couples. »


 

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