Une journée pour visibiliser la Main Tendue. Ce samedi, c’était la Journée de l’écoute. La date du 14 mars n’est pas choisie au hasard : le 14 du 3, 1 – 4 – 3. Oui, le 143, c’est son numéro, pour appeler anonymement l’organisation lorsqu'on a besoin de se livrer à une oreille attentive. Pour Christophe Amstutz, le directeur de la Main Tendue Nord-Ouest cette journée a du sens : « C'est vrai que la Main Tendue, c'est plutôt quelque chose de discret, qui travaille dans l'anonymat. Cette journée nous rend donc un petit peu plus visibles ». Mais au-delà de la visibilité, cette journée permet aussi de se poser la question de ce qu’est l’écoute et ce qu’est une bonne écoute.
Christophe Amstutz : « On a été créé avec une seule bouche, mais avec deux oreilles »
Une écoute active et bienveillante
Pour le directeur de l’antenne régionale, toute personne peut écouter, « mais toute personne ne sait pas forcément écouter », précise-t-il. C’est là l’importance et le rôle des bénévoles de la Main Tendue pour Christophe Amstutz : « On forme nos bénévoles pendant plus de neuf mois, pour qu'à la fin, ils aient ce que nous, on entend par écoute active. C’est une écoute chaude envers l'autre personne, c'est-à-dire empathique, sans jugement, et puis vraiment centrée sur la personne elle-même ». Une écoute active passera forcément par un échange, par des questions bien placées, mais la Main Tendue n’est toutefois pas là pour trouver des solutions.
Christophe Amstutz : « C'est à nous de faire preuve d'humilité en essayant de humblement comprendre ce que la personne vit »
Un témoignage qui l’avait marqué explique pour lui la différence entre son activité et celle d’un psychologue : « cette personne disait "ça fait du bien une fois d'être simplement écouté, puis pas d'être vu comme un animal thérapeutique ou qui a besoin qu'on l'amène là ou là. Là, j'ai simplement été écouté et puis ça m'a fait du bien de pouvoir vider mon sac". Et c’est vraiment là la force de la Main Tendu e». Christophe Amstutz le souligne par ailleurs, il ne veut pas faire de ses bénévoles des psychologues ou des psychiatres, mais « si je veux un tout petit peu exagérer, mes bénévoles sont des professionnels de l'écoute », glisse-t-il./tbu









