Le bénéfice net du Swatch Group a chuté de près de 90% en 2025

Le patron de Swatch, Nick Hayek, se dit néanmoins confiant pour les résultats 2026 du groupe ...
Le bénéfice net du Swatch Group a chuté de près de 90% en 2025

Le patron de Swatch, Nick Hayek, se dit néanmoins confiant pour les résultats 2026 du groupe horloger au vu de l'accélération des ventes en début d'année.

Le patron de Swatch, Nick Hayek, a présenté les résultats 2025 du groupe ce mercredi devant la presse. (Photo : KEYSTONE/Peter Klaunzer.) Le patron de Swatch, Nick Hayek, a présenté les résultats 2025 du groupe ce mercredi devant la presse. (Photo : KEYSTONE/Peter Klaunzer.)

Le franc fort plombe les affaires du Swatch Group. Le groupe horloger biennois a présenté ce mercredi ses résultats pour 2025. Il a dégagé un bénéfice net de 25 millions de francs. C'est presque 90% de moins que l'année précédente. Une situation qui s'explique par de nombreux facteurs, comme la volonté de maintenir les capacités de production ou l'instauration de droits de douane.

Nick Hayek : « C’est nos usines et nos travailleurs dans les usines qui nous permettent de redécoller au moment où la demande est là. »

Le patron de la firme, Nick Hayek, se montre néanmoins confiant quant aux résultats 2026 en raison de l’accélération des ventes ces trois premiers mois. S'il extrapole un bénéfice de 500 à 600 millions de francs pour l'ensemble de l'exercice, contre 25 millions l'an passé, il se dit conscient que son entreprise pourrait ne pas y parvenir en raison de la guerre au Moyen-Orient et du franc fort.

« Au vu de la performance de notre groupe au deuxième semestre et au dernier trimestre 2025, notre objectif est celui-là (500 à 600 millions de francs de résultat net, ndlr), mais peut-être arriveront nous à plus, peut-être à moins », a-t-il dit mercredi à l'agence AWP en prenant pour exemple un possible prolongement du conflit au Moyen-Orient ou les problèmes posés par le franc fort.

« Je parle en tant que dirigeant d'une entreprise industrielle qui donne un message positif à ses membres et qui est confiant que le groupe peut réaliser cela », a-t-il ajouté.


Les magasins restent ouverts au Moyen-Orient

Devant la presse réunie à Bienne pour la présentation du rapport annuel 2025, M. Hayek avait affirmé plus tôt que la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran avait un impact sur les affaires de Swatch au Moyen-Orient où le groupe a « une position forte ». Il n'est pour autant pas question pour l'heure de changer de stratégie et de quitter les pays du Golfe affectés, selon le directeur général.

« Swatch compte 208 boutiques dans la région sans compter l'Arabie saoudite et celles-ci sont toutes ouvertes. Elles emploient de la main-d'oeuvre locale », a-t-il fait savoir.

A ses yeux, les touristes vont se tourner vers l'Europe pour leurs voyages désormais, ce qui pourrait compenser la baisse des ventes au Moyen-Orient. « Nous serons là », a affirmé le dirigeant.

Précisant que les ventes de Swatch ont grossi de 4,0% en monnaie locale au Moyen-Orient en ce début d'année, il a soutenu que « le franc fort pose davantage problème que la guerre », appelant une fois de plus la Banque nationale suisse (BNS) à « prendre conscience de ce problème qui met en péril l'industrie suisse » afin que des solutions puissent être discutées.

Nick Hayek : « Le franc suisse augmente de manière faramineuse. »

« Une campagne publicitaire oubliée »

Une hausse des recettes a également constatée du côté de la Chine à la même période, de 1,9% à taux constant, « malgré "15% de moins de distribution ». Si Nick Hayek constate que « Hong Kong et Macao donnent des signaux positifs » et que la marque Tissot est très demandée dans l'Empire du Milieu, il reconnaît que la crise immobilière doit être résolue dans les régions chinoises et qu'il n'y aura pas encore cette année de « rebond spectaculaire ».

Après le fiasco d'une campagne publicitaire jugée raciste en Asie en août dernier, dans laquelle un mannequin d'origine asiatique mimait des yeux bridés, M. Hayek a assuré que la campagne n'avait eu aucun impact sur l'image et les ventes du groupe et qu'elle avait été rapidement oubliée. Swatch avait retiré les photos sitôt les premières réactions négatives s'étaient faites connaître.

Quant aux Etats-Unis, où le groupe a connu une progression de ses revenus de 28,6% en monnaie locale en janvier et février, l'homme au cigare évoque ces marques phares Swatch, Tissot et Longines « qui y ont enregistré une croissance énorme ». Et, alors que certains analystes aimeraient voir la société se concentrer sur ses marques de luxe, telles Breguet ou Blancpain, et se défaire des autres pour davantage de rentabilité, Nick Hayek refuse catégoriquement une telle perspective.

« Les revenus sont là, il y a une importante classe moyenne aux Etats-Unis. Cela serait une erreur de se concentrer uniquement sur le luxe », estime-t-il. /amo-ATS


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus