Force démocratique songe à sa dissolution

L’après-Question jurassienne ouvre une nouvelle ère dans le Jura bernois. Le mouvement antiséparatiste ...
Force démocratique songe à sa dissolution

L’après-Question jurassienne ouvre une nouvelle ère dans le Jura bernois. Le mouvement antiséparatiste Force démocratique va proposer à ses membres une cessation de ses activités.

Jean-Pierre Graber (ici au premier rang) et Force démocratique s'étaient fortement impliqués dans la campagne en vue du vote du 24 novembre 2013. Le mouvement est encore intervenu en marge du premier vote de Moutier en 2017 avant de se faire discret. (Photo : archives). Jean-Pierre Graber (ici au premier rang) et Force démocratique s'étaient fortement impliqués dans la campagne en vue du vote du 24 novembre 2013. Le mouvement est encore intervenu en marge du premier vote de Moutier en 2017 avant de se faire discret. (Photo : archives).

Force démocratique (FD) vit peut-être ses derniers instants. Le comité de l’association antiséparatiste va proposer la dissolution du mouvement à ses membres par voie de courrier dans le courant du printemps. La fin de la Question jurassienne est évidemment la raison principale évoquée, même si le manque de relève pèse aussi dans les réflexions. Le président de Force démocratique, Jean-Pierre Graber, défend l’idée d’une cessation des activités. « La Question jurassienne a perdu de son intensité. Depuis la campagne qui a mené au premier vote de Moutier en 2017, FD n’a plus organisé de grand rassemblement. C’est un signe qui ne trompe pas », explique-t-il.

Jean-Pierre Graber : « Notre combat nous semble avoir perdu de son sens. »

Certains membres de FD appellent pourtant encore aujourd’hui à la vigilance face aux séparatismes. Dans le dernier numéro du Quinquet, organe de presse du mouvement, plusieurs candidats aux prochaines élections cantonales bernoises tiennent d’ailleurs des discours empreints de scepticisme et de méfiance. Pour Jean-Pierre Graber, hormis le cas de Belprahon, il n’est plus question de maintenir un état de vigilance accru. « Les séparatistes eux-mêmes conviennent que l’idée d’une réunification est irréalisable à court ou moyen terme. »

« Globalement, il n’y aura pas de volonté manifeste de procéder à une réunification. »

La dissolution de FD sera donc tranchée par voie de courrier, et non pas lors d’une assemblée. « Beaucoup de nos membres sont des octogénaires, voire des nonagénaires. Ils ne pourront pas forcément se déplacer. Il est important pour le comité que ces personnes puissent exprimer leur position », indique Jean-Pierre Graber. Et si ces membres devaient majoritaire rejeter la dissolution ? « Il s’agirait d’une décision démocratique que nous accepterons bien évidemment. »

Reste que Force démocratique, si elle devait subsister, sera confrontée à des soucis de relève. « Nous avons chercher des personnes susceptibles de reprendre les commandes de l’association. Aucune ne s’est manifestée. Il en va de même pour la responsabilité du Quinquet. » Le journal, qui vient donc de publier son 966e numéro, pourrait lui aussi disparaître à court terme. « Il dépend d’une coopérative nommée FD-Info. Celle-ci aussi serait dissoute. Décision sera prise en assemblée le 22 avril », précise Jean-Pierre Graber. /oza


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