Lionel Jospin et le Jura, deux visites marquantes

L’ancien premier ministre français qui est décédé dimanche, selon une annonce faite ce lundi ...
Lionel Jospin et le Jura, deux visites marquantes

L’ancien premier ministre français qui est décédé dimanche, selon une annonce faite ce lundi par sa famille, était venu à deux reprises dans le canton du Jura, en 1995 à Bassecourt et en 2010 à Porrentruy.

Lionel Jospin a été le premier ministre des français de 1997 à 2002. (Photo d’archives : AP Photo/Francois Mori.) Lionel Jospin a été le premier ministre des français de 1997 à 2002. (Photo d’archives : AP Photo/Francois Mori.)

La gauche française a perdu une de ses figures politiques majeures. Lionel Jospin est décédé dimanche à l’âge de 88 ans. L’annonce a été faite ce lundi matin par sa famille. Lionel Jospin avait été candidat malheureux aux présidentielles de 1995 et de 2002. Le socialiste avait également été premier ministre de 1997 à 2002 sous l’égide de la « gauche plurielle ». Lionel Jospin s’était retiré de la vie politique le soir même du séisme du 21 avril 2002, lorsqu’il avait été battu par Jacques Chirac et Jean-Marie Le Pen au premier tour de l’élection présidentielle. Lionel Jospin était venu à deux reprises dans le canton du Jura. Il avait ainsi participé à un débat organisé par Forum citoyens en septembre 2010 à Porrentruy, alors qu’il était déjà retiré de la vie politique. Il avait alors expliqué quel rôle il entendait jouer au sein du Parti socialiste français. « Je ne veux pas avoir d’influence sur le PS. Je m’exprime, j’écris des livres, je fais des conférences, et si je peux contribuer, par ma libre réflexion, à ses chances pour la prochaine élection présidentielle je le ferai avec plaisir mais c’est tout », avait indiqué Lionel Jospin qui avait également répété n’avoir pas de regrets d’avoir quitté la vie politique active.

Lionel Jospin : « Se retirer en 2002 était une décision logique. »

La première visite de Lionel Jospin dans le Jura remonte à octobre 1995. Il n’était pas encore premier ministre mais occupait la fonction de premier secrétaire du Parti socialiste français. Lionel Jospin avait pris part à un congrès électoral du Parti socialiste jurassien (PSJ) à Bassecourt avant les fédérales de 1995. Le PSJ était alors présidé par Gilles Froidevaux. Pour le Delémontain, Lionel Jospin « c’était la droiture en politique, quelqu’un qui avait une haute idée de la politique et une éthique relativement forte ». Gilles Froidevaux se souvient également que l’homme politique français s’était montré abordable lors de ce fameux congrès de Bassecourt, alors qu’il passait pour un personnage austère. « Au départ, c’était assez froid et ensuite nous étions allés manger au restaurant du Soleil à Châtillon et il s’était complètement lâché », se rappelle Gilles Froidevaux qui a continué à entretenir une correspondance avec Lionel Jospin par la suite. « Je l’avais félicité à l’occasion de sa nomination comme premier ministre et il m’avait répondu de façon manuscrite pour me dire que les socialistes jurassiens lui avaient montré le chemin puisque nous avions obtenu deux sièges aux Chambres fédérales en 1995, alors que nous n’en avions plus », souligne encore Gilles Froidevaux.

Gilles Froidevaux : « Lionel Jospin disait de lui qu’il était un austère qui se marre. »

Lors de sa première venue dans le Jura, en 1995, Lionel Jospin (devant à droite) s’était rendu dans les locaux de RFJ avec Gilles Froidevaux (derrière à droite). Lors de sa première venue dans le Jura, en 1995, Lionel Jospin (devant à droite) s’était rendu dans les locaux de RFJ avec Gilles Froidevaux (derrière à droite).

La mort de Lionel Jospin a suscité de nombreuses réactions en France, et pas seulement issues de la gauche. Le président français Emmanuel Macron a, notamment, évoqué « un grand destin français » qui « incarnait une haute idée de la République ». /ATS-fco


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus