Un homme accusé de plus de 60 infractions

Il a fait face ce mardi à la justice à Bienne. Le Ministère public lui reproche des vols par ...
Un homme accusé de plus de 60 infractions

Il a fait face ce mardi à la justice à Bienne. Le Ministère public lui reproche des vols par métier, des violations de domicile, l’utilisation abusive d’un ordinateur et des contraventions à la loi sur les stupéfiants. Il opérait principalement dans le Jura bernois, mais aurait commis deux vols dans le Jura. 

Un homme accusé de plus de 60 infractions a fait face ce mardi à la justice à Bienne. Un homme accusé de plus de 60 infractions a fait face ce mardi à la justice à Bienne.

Un homme accusé de plus de 60 infractions a comparu devant la justice biennoise ce mardi. Le Ministère public lui impute des vols par métier, des violations de domicile, l'utilisation abusive d'un ordinateur et des contraventions à la loi sur les stupéfiants. L’affaire a commencé après l’arrestation du prévenu pour un vol, ensuite «on déroule une ficelle qui arrive à cet acte d’accusation», explique le procureur durant son réquisitoire. Les faits auraient été commis entre octobre 2019 et décembre 2024, principalement dans le Jura bernois et deux autres dans le canton du Jura. Le prévenu, un homme de bientôt 40 ans, est accusé de vols par métier, entendez par là, de vols en vue d’en tirer un revenu régulier. Il se serait introduit à plusieurs reprises dans des véhicules, non verrouillés, pour s’emparer de biens qui s’y trouvaient : matériel électronique, argent liquide, cigares, vêtements ou encore cartes bancaires. Les vélos figurent également parmi les biens dérobés. L’accusé aurait également utilisé des cartes de crédit des personnes lésées pour charger des cartes électroniques ou pour obtenir des bons ou «giftcards» de différents montants, via des bornes électroniques. Raison pour laquelle figure l’utilisation abusive d’un ordinateur à l’acte d’accusation. Le prévenu se serait introduit dans des garages et habitations. Il est accusé de violation de domicile.


Pour le procureur, il n’y a pas beaucoup de doutes à avoir

Il s’appuie notamment sur la « simultanéité » des éléments. Les vols se produisent la même nuit, dans une même zone géographique et avec des éléments qui renvoient au prévenu. Son ADN ayant été retrouvé certaines fois. « Simultanéité » aussi entre les vols et les achats des « giftcards ». Il y a une manière d’agir totalement identique et qui se rattache à l’accusé, peut-on entendre durant le réquisitoire. Le prévenu a reconnu une partie des vols ainsi que des tentatives et un vol d’usage. Il a toutefois expliqué durant son audition qu’il n’était parfois qu’un simple intermédiaire. Ce qui ne semble pas cohérent pour le Ministère public qui précise que c’est lui qui propose des objets à la vente, avec cette même formule qui se répète : « très bonne occasion ». Pour l’avocat de la défense, il s’agit d’une affaire complexe et délicate. Il n’est pas toujours simple pour son client de se rappeler des faits qui remontent, parfois, à plus de six ans. Il a également pointé du doigt la responsabilité et la négligence de certains lésés qui n’ont pas verrouillé leur véhicule, alors que des valeurs s’y trouvaient. Le prévenu doit encore répondre de contraventions à la loi sur les stupéfiants.


Le collège de juges devra désormais trancher dans ce dossier

« Le prévenu s’est retrouvé en difficulté de par sa propre faute, même si on peut avoir une compréhension de sa vie », indique le procureur avant d’annoncer la peine qu’il requiert. A savoir 40 mois de peine privative de liberté, le temps effectué avant la sentence devra être soustrait. Le procureur demande le maintien du prévenu en détention et une mesure d’expulsion de 10 ans du territoire suisse. Le procureur a terminé sur ces mots adressés au prévenu: « J’en suis désolé, mais c’est vous qui devez l’assumer ». L’accusé s’est marié et a eu deux enfants, alors qu’il devait être renvoyé. Deux filles avec qui il entretient de bons liens et à de bonnes relations. « J’ai pensé à mes enfants, je regrette les erreurs que j’ai faites », a-t-il encore dit. De son côté, la défense, elle, préconise une peine privative de liberté de 24 mois et demi.

Le verdict sera rendu jeudi après-midi par le Tribunal régional Jura bernois-Seeland. /jse


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