Le Tribunal régional Jura bernois-Seeland a reconnu un homme coupable de plusieurs infractions, dont des vols par métier et des violations de domicile. Il a été condamné à une peine privative de liberté de 38 mois, ainsi qu’à une expulsion du territoire suisse pour une durée de huit ans.
Jeudi après-midi, le collège de juges du Tribunal régional Jura bernois-Seeland a condamné un homme de bientôt 40 ans à 38 mois de peine privative de liberté, ainsi qu’à une expulsion du territoire suisse pour une durée de huit ans, inscrite dans le système Schengen. Le prévenu a été reconnu coupable de vols, tentatives de vols, vols par métier, violations de domicile et d’utilisations frauduleuses d’un ordinateur par métier, notamment des bornes électroniques CFF. Les faits se sont passés dans le Jura bernois, ainsi que dans le canton du Jura, entre octobre 2019 et décembre 2024.
Le comportement du prévenu a été pointé du doigt au moment de rendre le jugement
« Il n’y a aucune remise en question de sa part. Il se victimise », indique la présidente. « Il ment et il ment beaucoup », continue la magistrate. Lors de son audition, l’accusé a souvent évoqué un accident de travail et les douleurs à un genou qui le péjoraient pour retrouver une activité. Des explications qui ne tiennent pas pour les juges. Le Tribunal s’est notamment appuyé sur la base des nombreuses preuves versées au dossier par les enquêteurs pour prendre sa décision. Le prévenu s’est déplacé à vélo et à pied sur de nombreux kilomètres pour réaliser des infractions. « Il était plus simple d’aller faire des vols la nuit que de se lever le matin pour aller chercher du travail », indique la présidente du Tribunal qui précise encore qu’il était en possession d’un permis valable jusqu’en février 2024.
Le collège a également dû se pencher sur une possible expulsion
Les trois juges ont décidé que l’intérêt public l’emportait sur l’intérêt privé du prévenu. Ce dernier est père de deux enfants. Depuis qu’il est séparé de leur mère, « il n’a pas essayé de stabiliser sa vie pour accueillir ses filles », indique la présidente. Il serait également peu investi dans leur éducation. « Il n’est d’aucune aide à ses filles », déclare la magistrate. Le collège de trois juges en a donc conclu que l’expulsion du prévenu ne changerait pas la situation actuelle.
L’homme, reconnu coupable, est maintenu en détention. Les 472 jours qu’il a déjà effectués en prison seront déduits de sa peine. Il peut encore faire appel de ce jugement. /sbo









