Le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l’Iran a détendu les marchés, mais les spécialistes ne s’emballent pas. Il faudra certainement se montrer patient pour assister à une diminution importante des prix.
Chute du pétrole, rebond des Bourses, détente sur les taux : les marchés ont salué mercredi à l'unisson l'annonce d'une trêve de deux semaines entre les États-Unis et l'Iran en l'échange d'une réouverture du détroit d'Ormuz. Les analystes se demandent maintenant s’il s’agit simplement d'un rebond technique ou du début d'un mouvement plus durable. « Il s’agit d’un cessez-le-feu, il faut encore qu’il soit respecté. Avec le prix d’aujourd’hui, le marché s’attend à un apaisement du conflit, mais ça peut changer à tout moment », tempère Pierre Chapuis. Ce Jurassien, expert en pétrole, n’hésite pas à faire un parallèle avec ce qui se passe en Ukraine où la guerre dure depuis 2022.
Les prix à la pompe ont explosé depuis le début du conflit au Moyen-Orient le 28 février. Pierre Chapuis « ne s’attend pas à une baisse significative du prix actuel. » Il estime aussi qu’il est difficile de faire des projections à plus long terme, mais ne croit pas à un retour aux prix du début d’année en raison des importantes destructions des infrastructures pétrolières. /rce








