La voie montante de l’A16 entre Bienne et Péry sera interdite au trafic dès cet automne pour permettre la poursuite des travaux d’assainissement. Le chantier sera effectué en un temps record, promettent les responsables.
« Nous n’avons jamais fait autant de travaux en si peu de temps ». Laurent Brügger, responsable de projet au sein de l’Office fédéral des routes (OFROU) ne cachait pas les ambitions des autorités fédérales ce mercredi en dévoilant la suite du chantier d’assainissement de l’autoroute A16 entre Bienne et Tavannes.
Depuis quelques semaines, l’OFROU effectue des travaux préparatoires sur la voie montante entre la cité seelandaise et Péry. L’objectif de cette mesure, combinée à d’autres chantiers anticipés menés depuis août 2024 dans le secteur de la zone industrielle de Péry, est de permettre de réduire le temps durant lequel l’axe sera fermé à la circulation. Car depuis cet automne et jusqu’en janvier 2028, toutes les personnes qui souhaitent rallier le Jura depuis Bienne devront emprunter la voie descendante de l’A16, qui passera en régime bidirectionnel pour l’occasion. De 24 mois de fermeture, l’OFROU n’en prévoit finalement plus que 15 sur ce tronçon. Laurent Brügger explique que cette ambition découle aussi des remarques reçues de l’extérieur.
Laurent Brugger : « On a effectivement eu de vives réactions sur la durée. »
Cela fait maintenant quelques années que l’OFROU s’affaire sur ce tronçon de l’A16 pour rénover la route et les différents ouvrages. Pour Laurent Brugger il est primordial d'informer la population et de répondre à ses questions : « Le plus embêtant c'est quand on reste sans réponse, parce que les gens s'énervent, à juste titre. »
Laurent Brugger : « C’est intéressant de voir que, globalement, au niveau des perturbations, c’est quelque chose d’acceptable. »
L’OFROU permet d’ailleurs à tous les usagers qui souhaiteraient obtenir des informations concernant les différents travaux menés ou qui auraient des remarques de le contacter directement via un formulaire disponible sur le site internet dédié à l’assainissement.
D’un point de vue financier, l’ensemble de l’enveloppe dédiée à cette phase avoisine les 185 millions de francs : 26 millions pour les travaux anticipés et 20 millions pour les travaux préparatoires. La plus grosse part est dévolue aux travaux principaux, estimés à 139 millions de francs ou, comme Laurent Brugger l’explique : « environ 10 millions par mois ». /amo









