Le canton du Jura s’est préparé à affronter la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), si besoin. C’est en substance la réponse donnée par le Gouvernement suite à une question écrite d’Alain Koller. Le député UDC l’interrogeait. Notamment, sur sa vision de la situation, sa stratégie sanitaire si cette maladie virale des bovins présente en France voisine devait se propager à la région, ainsi que sur l’accompagnement prévu pour les agriculteurs. L’exécutif se veut rassurant et préconise des mesures de prévention et de surveillance, tout en s’intégrant au dispositif national de lutte contre les épizooties.
Le SCAV échange avec l’OSAV
Le Service de la consommation et des affaires vétérinaires considère le risque d’introduction de la DNC dans le Jura comme réel. Il estime que l’anticipation est importante, notamment en limitant les déplacements de bétail. Le canton insiste auprès de l’Office fédéral pour que les mesures soient proportionnées et régulièrement réévaluées, afin de concilier l’efficacité sanitaire et la limitation des contraintes pour les exploitations. En cas d’introduction de la maladie, le SCAV a des procédures pour intervenir sans délai, en ce qui concerne les zones règlementées, les restrictions de mouvements et la vaccination. Cette dernière est gérée par la Confédération et se sont quelque 300'000 doses qui sont disponibles immédiatement si nécessaire, alors qu’il y en a autant en commande. Concernant l’interdiction d’estivage en France, une plateforme de recherche et de mise à disposition de places alternatives dans les pâturages en Suisse a été mise en ligne au niveau national.
Absence d’aides financières
Agriculteur lui-même, Alain Koller s’est dit rassuré par la réponse du Gouvernement. Il a toutefois confié à RFJ regretter l’absence d’aides financières pour les éleveurs touchés par la fermeture des frontières pour l’estivage du bétail. Il aurait espéré la possibilité de contracter des crédits sans intérêts pour les exploitations qui devraient acheter du fourrage, par exemple, comme cela avait été le cas lors de la sécheresse de 2013. Directeur d'AgriJura, François Monin nous a indiqué que des démarches étaient en cours au niveau fédéral et que des décisions étaient espérées d'ici le mois de juin. Une motion de commission a été déposée pour charger le Conseil fédéral de tout mettre en place pour dédommager les exploitations qui seraient pénalisées financièrement par la mise en place de mesures de protection sanitaires. /emu








